Royal : "Je ne suis en compétition avec personne"

le 25 août 2007 à 16h19 , mis à jour le 25 août 2007 à 21h33

L'ex-candidate PS a fait sa rentrée politique à Melle en "femme neuve", appelant le PS à la rénovation idéologique et se disant "entièrement mobilisée".

TF1/LCI : Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août)Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août) © TF1/LCI

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Trois mois après sa défaite à la présidentielle, l'ex-candidate socialiste a été accueillie samedi à Melle par une foule enthousiaste aux cris de "Merci Ségolène" et "Ségolène, on t'aime". Et face aux journalistes qui guettaient son arrivée, c'est en femme "neuve" et "sereine" qu'elle s'est présentée pour sa rentrée politique à la faveur d'une "fête de la Rose" qu'elle a elle-même organisée, devançant d'une semaine le rendez-vous officiel de fin d'été des socialistes à La Rochelle. Après une cure estivale de silence, et alors que sa cote baisse (selon un sondage LH2 paru mercredi dans Libération, Dominique Strauss-Kahn est jugé par 30% des Français comme "le meilleur leader pour la gauche au cours des années qui viennent", loin devant Ségolène Royal à 15%), elle est apparue combative devant un public conquis, mais aussi décidée à "jouer collectif".

Combativité concernant l'action de Nicolas Sarkozy, accusé "d'immobilisme" parce qu'il "ne prépare pas la France à relever les défis de la mondialisation". A l'opposé, elle a préconisé une politique favorisant "la prise de risque", "le risque créateur, l'innovation". Elle s'en est prise notamment aux nouvelles lois et mesures de lutte anti-pédophilie promises par le chef de l'Etat. "Faut-il attendre le prochain enfant violé, le prochain enfant assassiné pour promettre une nouvelle loi ?", s'est-elle interrogée. Souhaitant que "la parole de la gauche (soit) percutante sur les propositions et les critiques", elle a souligné : "Nous n'avons pas besoin de caricaturer ce qui n'a pas besoin de l'être", jugeant que "les socialistes sont prêts à soutenir des actions efficaces, crédibles".

"Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire"

Et concernant, précisément, ces propositions et cette "parole de la gauche", elle a appelé à un grand dépoussiérage idéologique, se déclarant "sidérée" que les socialistes aient "peur de l'affirmation de l'individu", et prônant "un équilibre" entre le collectif et l'individu. L'ex-candidate PS à l'Elysée s'est ainsi élevée contre ce qu'elle a appelé des "faux débats" chez les socialistes : la place du marché et celle de l'individu. Elle s'est étonnée que des socialistes se demandent encore si le PS doit être pour ou contre le marché. "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes", a-t-elle lancé. Elle s'est référée aux "socialistes allemands" qui ont "une devise : le marché chaque fois que cela est possible, l'Etat chaque fois que cela est nécessaire".

Pas question pour autant de revendiquer ouvertement le leadership sur le parti. Après les critiques ayant suivi sa défaite à la présidentielle, elle a affiché cette fois sa volonté de s'engager dans le travail de rénovation du PS : "Je ne suis en compétitition avec personne. Je ne recherche rien d'autre que d'assumer mes responsabilités dans le débat d'idées. De toute façon, c'est un travvail collectif de longue haleine qui commence. Comme je m'y étais engagée et forte de ce que j'ai compris (...) durant cette campagne, je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service de tous les socialistes".

Selon elle, "cette réflexion devra déboucher sur une rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos idées dans la fidélité à nos valeurs". Pour cela, elle s'est dite "entièrement mobilisée, animée d'une volonté très solide et sereine". "Je n'ai aucun esprit de revanche, aucune amertume, contrairement à ce que je lis ici ou là, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entoure en cette rentrée", a-t-elle dit, faisant allusion à la parution prévue de plusieurs ouvrages sur la période allant jusqu'à la présidentielle. "Ils sont tournés vers le passé, ils en ont peut-être besoin. Tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées", a-t-elle ajouté en riant.

D'après agence

le 25 août 2007 à 16:19
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17 Commentaires

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  • Al, le 25/08/2007 à 20h21

    "Je ne suis en compétition avec personne" Ca résume tout, elle est consciente qu'elle n'a pas d'avenir en politique. Euh sinon dire qu'avec Sarko c'est l'immobilisme venant d'une socialiste ça ne manque pas de saveur on a encore en mémoire les méfaits des gouvernements socialistes auxquels elle a appartenu.

  • Laurent, le 25/08/2007 à 20h18

    Ah ça, c'est vrai qu'elle n'est en compétition avec personne, elle n'a rien gagné...

  • Julien, le 25/08/2007 à 19h50

    Une femme neuve ? Peut être dans sa vie sentimentale ! Une carriériste c'est tout. Elle n'a rien d'un leader politique. Quant au soin disant immobilisme du Président de la République le PS est mal placé pour juger...

  • Edouard, le 25/08/2007 à 18h49

    Un jeu politique, pour eviter les français dans la rue.

  • Liliane, le 25/08/2007 à 18h46

    Contrairement à ce qu'elle dit, elle n'a toujours pas compris, puisque dès qu'elle reprend la parole, ce sont les critiques qui commencent. Pauvre Ségolène, c'est sans espoir ....

  • Pépé, le 25/08/2007 à 18h43

    Le parti socialiste est mort le meme jour que F.M.

  • Propro, le 25/08/2007 à 18h20

    Encore une fois Ségolene parle pour ne rien dire, où pour dire le contraire de la direction de son parti. Elle n'a toujours rien compris mais on le savait déja. Avant de parler de réformer le parti socialiste elle ferait mieux de réformer ses idées. Nicolas tu n'a pas de soucis à te faire pour les 2 prochaines présidentielles.

  • Lionel, le 25/08/2007 à 18h14

    Si elle arrive à tuer les éléphants, 2012 sera beaucoup plus sérré que 2007... Et cela ne m'étonnerai guerre de voir un parti de gauche avec Bayrou pour faire contre poids à l'UMP... Bref un copié collé de la réforme qu'à connu la droite.

  • Damasi, le 25/08/2007 à 18h05

    Bon discours... et une critique intelligente de Sarkozy. Le traiter d'immobilisme dans son constant mouvement frenetique va faire mouche. Le rentrée politique enfin commence. Merci.

  • Lily, le 25/08/2007 à 17h51

    "Une femme neuve?" mais on ne fait pas du neuf avec du vieux Marie-Ségolène... Quant à taxer Nicolas Sarkozy d'immobilisme c'est un comble...alors que la gauche ne cesse de le critiquer parcequ'il en fait trop! cherchez l'erreur!

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