François Hollande et Ségolène Royal , le 13 février 2007 © TF1-LCIIls ne sont plus ensemble mais sont toujours du même bord. Chacun de leur côté, le Premier secrétaire du PS et l'ex-candidate à la présidentielle ont réagi jeudi au discours économique de Nicolas Sarkozy devant le Medef (lire notre article) ainsi qu'aux critiques acerbes de Claude Allègre.
A propos du discours du président d'abord. Ségolène Royal a estimé que le chef de l'Etat ne devait pas être "un DRH", mais "un chef d'équipe cohérent et sérieux ". Une réponse à la pique du président qui s'est flatté de savoir "exploiter les richesses humaines" du PS. "Ils ont des gens très bien, ils ne les utilisent point. Dans une autre vie, je pourrais peut être faire directeur des ressources humaines", a-t-il lancé devant les patrons (voir la vidéo). Ségolène Royal a également appelé Nicolas Sarkozy à "sortir de l'inertie" et de "l'illusion du mouvement" et à apporter des "réponses concrètes" aux "besoins extrêmement urgents" exprimés en cette rentrée, plutôt que de faire des discours "flous" (voir la vidéo).
Même réaction du côté de François Hollande. Le président "répète inlassablement les mêmes discours. A croire même que ce qui a été voté depuis 100 jours n'a déjà plus cours", a-t-il estimé sur RTL (écouter sa réaction). Evoquant "trois grandes inquiétudes pour les Français en cette rentrée" -pouvoir d'achat, croissance, dette publique-, le n°1 du PS a reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir de "stratégie de croissance".
Front commun contre Allègre
Quant aux virulentes critiques portées contre eux par l'ancien ministre socialiste Claude Allègre, François Hollande y voit de la "frustration". L'ancien ministre de l'Education nationale a notamment accusé le n°1 du PS d'être "le responsable principal de toute cette pagaille" (lire notre article). Se disant, toujours sur RTL, "totalement indifférent", le Premier secrétaire du PS s'est refusé à faire un "commentaire" sur "ce qui n'est que l'expression de la frustration, de la rancune". "Je le laisse libre de ses propos", a-t-il ajouté, rappelant que l'ex-ministre n'avait voté pour Ségolène Royal "ni au premier tour ni au second tour de l'élection présidentielle". Pour lui, "les adhérents, les électeurs, les forces socialistes et les forces de progrès dans notre pays" en ont "plus qu'assez de ces expressions qui n'ont finalement pas d'autre motif que d'exprimer la rancune ou de faire le jeu de l'adversaire".
Ségolène Royal qualifie pour sa part les propos d'Allègre de "contre-nature". "Les critiques ne m'atteignent pas parce que j'essaie de rester au-dessus pour incarner l'espoir", a-t-elle assuré. Sur i-télé, elle a aussi estimé qu'"au sein d'une famille politique il faut savoir se respecter". "Je ne répondrai pas (...), je ne veux pas me laisser tirer vers le bas dans des polémiques qui ne font pas honneur à leurs auteurs".
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