Nicolas Sarkozy le 5 août 2007 © TF1/LCIVoici cent jours que Nicolas Sarkozy est élu. Bientôt cent jours qu'il est aux commandes. Et, à en croire un sondage du Journal du Dimanche, les Français ne s'en lassent pas. Ils seraient près de deux tiers à se dire plutôt satisfaits du style Sarkozy. Il faut dire que la nouvelle équipe a mis les bouchées doubles depuis son arrivée pour faire adopter par le parlement les réformes souhaitées par le Président. Des réformes souvent populaires, il est vrai.
En tête, la possibilité de déduire de ses impôts une partie des intérêts d'emprunts immobiliers, plébiscitée par neuf Français sur dix. Autres mesures largement approuvées : l'instauration de peines planchers pour les multirécidivistes (84%), la détaxation des heures supplémentaires, la loi sur l'autonomie des universités (58%) et la loi sur le service minimum dans les transports publics (72%). Encore que, sur ce dernier point, l'automne pourrait être un peu grognon du côté des syndicats. De même, l'annonce du non-remplacement de plus de 22.000 fonctionnaires partant à la retraite passe moins bien dans la population. Seuls 38% des Français se disent satisfaits.
Sur toutes les scènes
Sur le plan international, la libération des infirmières libyennes a sans doute contribué à renforcer l'image du président dans l'opinion publique. Et, les questions lancinantes de l'opposition sur les contreparties consenties par la France au régime de Kadhafi n'ont pas réussi à assombrir l'épopée. Jusqu'à présent... De même, il n'est pas improbable que le pique-nique avec George Bush, hier bête noire de l'opinion française, n'ait au final flatté les orgueils dans l'Hexagone.
La relance du processus européen ou les concessions des Etats-Unis sur le dossier environnemental ne peuvent entièrement être mises au crédit de Nicolas Sarkozy. Mais rien de tout cela n'aurait été sans son volontarisme. Et le message est bien passé en France. Images à l'appui.
Un simple avant-goût
Alors, 100 jours et sans faute ? Mardi matin sur France Inter, le député PS Jean Glavany prédisait des dérapages pour ce chef d'Etat "accro des médias". Après une escapade maltaise très critiquée aux lendemains de son élection, les vacances d'été du couple présidentiel dans la station cossue de Wolfeboro ont fait les beaux jours de la presse - people ou pas - ces derniers jours. Et, bien qu'il se présente parfois en victime de ce harcèlement médiatique, Nicolas Sarkozy semble avoir fait le pari que les Français ne se lasseront pas de si tôt de son omniprésence.
La rentrée dira si l'état de grâce se poursuit. En attendant, le président, visiblement heureux de se vacances dans le New Hampshire, est venu au devant des journalistes pour leur annoncer qu'il comptait poursuivre son séjour jusqu'à vendredi. Mais il a refusé d'être filmé. A l'issue du conseil des ministres du 1er août, Nicolas Sarkozy avait lancé à ses ministres : "Attendez-vous à ce que ça reparte très fort dès la rentrée".
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