Sarkozy favorable à une commission d'enquête

Par A.C. (avec agence), le 03 août 2007 à 17h46 , mis à jour le 03 août 2007 à 18h57

Le chef de l'Etat s'est dit vendredi "favorable" à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le dossier libyen, "y compris en matière d'armement".

TF1/LCI : Nicolas Sarkozy avec le colonel Kadhafi lors de sa visite en Libye (juillet 2007)Nicolas Sarkozy avec le colonel Kadhafi lors de sa visite en Libye (juillet 2007) © TF1/LCI

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Accoyer : "Rien à cacher, la commission le prouvera"

Le président Nicolas Sarkozy s'est dit "favorable" à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le dossier libyen, "y compris en matière d'armement", a annoncé vendredi l'Elysée. Cette commission permettra de "confirmer toutes les déclarations" des autorités françaises et de mettre en valeur  "l'exemplarité de leur action qui a permis, avec l'Union Européenne, de mettre un  terme à l'emprisonnement des cinq infirmières et du médecin bulgares".

Alors qu'EADS annonçait vendredi matin la "finalisation" de l'un des contrats d'armement avec la Libye pour la fourniture de missiles anti-char Milan, de nombreuses voix s'étaient élevées pour demander une enquête parlementaire. En première ligne, François Hollande avait exigé qu'une commission mette au "clair" sur les négociations franco-libyennes. Il avait précisé avoir demandé aux autorités françaises s'il y avait eu "des contreparties" à la libération des infirmières bulgares et du médecin détenus huit ans.

Accord commercial antérieur à Sarkozy

La demande de François Hollande avait été formalisée au cours de la journée par Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire PS, qui a écrit en ce sens au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer. Suscitant ce commentaire du président UMP de la commission des Affaires étrangères au Palais Bourbon, Axel Poniatowski : "dans cette affaire aujourd'hui, il n'y a aucun élément qui est réellement susceptible de déclencher une telle commission". Quant à Bernard Accoyer, il s'était dit "très favorable" à une enquête parlementaire qui "répondra au souhait de transparence des plus hautes autorités de l'Etat". Le Premier ministre, François Fillon s'était de son côté "félicité" de l'avis favorable donné par le président de l'Assemblée nationale.

Le gouvernement et le chef de l'Etat n'ont eu de cesse depuis plusieurs jours de démentir tout lien entre la libération des praticiennes et les accords passés entre EADS et la Libye. Vendredi matin, interrogé sur RTL, le ministre de la Défense Hervé Morin soulignait que la Libye s'était engagée à acheter à la France des missiles Milan, qui avait reçu "l'accord" d'une commission interministérielle française dès février 2007. Soit bien avant la libération des infirmières bulgares, avant même l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy.

Par A.C. (avec agence) le 03 août 2007 à 17:46
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6 Commentaires

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  • Candide niort, le 03/08/2007 à 18h22

    Et ,Et ,Et c'est François Hollande qui présidera cette commission ! Chiche !

  • GILBERT, le 03/08/2007 à 18h22

    Une fois de plus les socialistes HOLLANDE et VALLINI auraient du tourner leur langue sept fois dans leur bouche avant de lancer une polémique qui va une fois de plus ( mais ils sont coutumeir ) se retourner contre eux avec tout bénéf ... pour SARKOSY. A for de se faire arroser HOLLANDE ne va plus trouver personne pour le .... sécher !!!!

  • Claude, le 03/08/2007 à 18h13

    Si je comprends bien, je dis si je comprends bien, selon M. HOLLANDE, nos députés semblent ne pas avoir assez de travail alors multiplions donc les commissions !

  • Bidou, le 03/08/2007 à 18h07

    Voilà une sage décision : le Président François Hollande obtient enfin satisfaction. Il lui faut à présent trouver un autre sujet de mécontentement.

  • Yttab, le 03/08/2007 à 18h04

    Messsieurs les journalistes arretaient de vous exiter avec des riens , tant mieux si la France peux vendre quelques bombinettes trainant sur les rayons , cela fera quelques heures de travail pour les francais . on en a rien a foutre de vos polemiques pour un rien . L'essentiel etait de mettre un terme au calvaire de ces femmes qui si la gauche etait au pouvoir en auraient encore pour 20 ans

  • Remi, le 03/08/2007 à 18h01

    Et voilà comment on profite du fait que son adversaire (Françaois H. pour ne pas le citer) grimpe au rideau à la moindre occasion pour le prendre à son propre piège...

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