François Bayrou © DRL'Elysée n'a pas souhaité commenter la rencontre jeudi matin entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou mais le président de l'UDF-Modem a livré quelques réflexions à sa sortie. Il a affirmé qu'il n'entendait pas se rallier à Nicolas Sarkozy ni devenir un nouveau "trophée" de sa politique d' "ouverture", après avoir été reçu par le chef de l'Etat pour "faire un point" de la situation du pays. "Je considère que sur tous les grands enjeux du pays, nous sommes coresponsables de l'avenir (...) Chaque fois qu'il sera nécessaire de réfléchir ensemble aux réformes et aux améliorations que le pays doit trouver, s'imposer, naturellement c'est dans une démarche constructive que je le ferai", a-t-il poursuivi. "On peut avoir des débats qui soient des débats fermes, parfois rudes et constructifs (...) Je suis persuadé que les Français n'attendent pas du ralliement, n'attendent pas du reniement, ils attendent de la fermeté dans les convictions, de la fidélité, de la loyauté et une démarche constructive", a estimé le président de l'UDF-Modem.
Interrogé sur son éventuelle participation active aux réformes engagées par le chef de l'Etat, François Bayrou a ironisé : "ces temps-ci, le président de la République collectionne les trophées que, dans les châteaux, on accroche dans l'escalier, et bien vous aurez remarqué que je n'ai pas une vocation de bête à cornes". "Je suis dans une démarche d'autonomie, d'indépendance, je regarde parfois avec un peu d'amusement des ralliements nombreux", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il affirme dans un entretien au Point qu'il "réfléchit" à être candidat aux municipales à Pau. "Beaucoup me demandent de m'engager. Je réfléchis", dit-il à l'hebdomadaire. François Bayrou explique que "Pau n'est pas une ville ordinaire", mais "la capitale d'un pays, le Béarn, qui a été indépendant pendant des siècles". Pau "a eu avec André Labarrère un maire qui ne ressemblait à aucun autre" et "sa disparition a laissé un grand vide", ajoute-t-il. Interrogé sur sa stratégie pour les municipales, l'ex-candidat à la présidentielle réaffirme son souhait que le Modem aille "au premier tour de manière indépendante chaque fois que cela sera possible" et en particulier "dans les vingt arrondissements" de Paris."Au lendemain du premier tour, le cas échéant, nous choisirons l'alliance ou l'indépendance", dit-il.
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