"Béni-oui-oui" : Fillon répond à Villepin

Par D.H. (avec agence), le 09 septembre 2007 à 13h48 , mis à jour le 09 septembre 2007 à 16h18

L'exécutif s'est prémuni contre le "phénomène de cour" dénoncé par l'ex-Premier ministre, en pratiquant l'ouverture, a expliqué dimanche son successeur.

La poignée de main de François Fillon, le nouveau Premier ministre, à Dominique de VillepinLa poignée de main de François Fillon, le nouveau Premier ministre, à Dominique de Villepin © TF1/LCI

"Courtisanerie", "béni-oui-oui", "cire-pompes", "Bourgeois gentilhomme"... Dominique de Villepin n'y était pas allé de main morte en critiquant, mercredi et jeudi, "l'esprit de cour qui galope" autour du nouveau président de la République (lire notre article). Celui qui lui avait soufflé toute ambition d'être candidat à l'Elysée voilà déjà plusieurs mois. C'est son premier successeur à matignon qui s'est chargé dimanche de lui répondre, avec  une certaine perfidie. Que Dominique de Villepin ne "s'inquiète pas" a rétorqué François Fillon, sur Canal+ : l'exécutif s'est prémuni contre "ce phénomène de cour" en pratiquant l'ouverture dans une France "qui n'est pas un pays de béni-oui-oui", a-t-il asséné.

"J'écoute Dominique de Villepin avec intérêt parce que c'est un homme qui a une expérience politique et qui a été longtemps le collaborateur du précédent président de la République. Donc il sait ce que c'est qu'une cour et ce phénomène qui menace tous les présidents de la République", a déclaré le Premier ministre. "Ce que je voudrais simplement lui dire, c'est que nous nous sommes assez largement prémunis contre ce phénomène de cour, notamment en ouvrant le gouvernement à des hommes et des femmes qui viennent d'horizons politiques différents", a-t-il assuré. 

Pas de remaniement ministériel envisagé

Interrogé sur les rumeurs qui circulent au sujet de l'éventuel remplacement de 3 ou 4 membres du gouvernement, le Premier ministre a assuré qu'il n'en était rien, tout en lançant que si c'était le cas, il ne le dirait pas. Mais, un remaniement du gouvernement n'est pas envisagé et son équipe "fonctionnait bien", a-t-il assuré.

Il a aussi rejeté l'idée que le gouvernement rencontre ses premières difficultés, entre des couacs de certains ministres ou les inquiétudes sur la croissance. "Il n'y a jamais eu d'état de grâce", a-t-il estimé affirmant que "la situation de la France demande plus d'effort, plus de réforme, plus d'action, plus d'explication pour que les projets soient compris. On ne va jamais ralentir, on ne va jamais freiner".

Confiance renouvelée pour Rama Yade, malgré son "inexpérience"

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L'indulgence de François Fillon pour Rama Yade

"Elle a fait une gaffe qui est liée à son inexpérience : c'est aussi le risque quand on prend des jeunes inexpérimentés. Mais, en même temps, ils apportent tellement (...) que je ne regrette à aucun moment d'avoir choisi Rama Yade", a déclaré François Fillon à propos de la visite polémique de Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme aux squatteurs d'Aubervilliers (lire notre article).

"Cette visite pouvait donner le sentiment" qu'il y avait "une hésitation du gouvernement par rapport à la mise en oeuvre d'une décision de justice", a-t-il expliqué. "L'incident est clos : Rama Yade sait très bien qu'elle n'aurait pas dû s'y rendre, en tout cas pas dans ces conditions là", a-t-il ajouté. Mais "on ne peut jamais reprocher à une jeune femme d'avoir de la générosité et de réagir à ses émotions", a-t-il dit.

Par D.H. (avec agence) le 09 septembre 2007 à 13:48
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1 Commentaires

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  • Martin, le 09/09/2007 à 15h03

    Personne ne peut décemment regretter d'avoir pris Rama Yade dans son équipe, à moins d'être totalement indifférent à la beauté personnifiée.

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