Cécilia Sarkozy accompagne les infirmières à leur arrivée à l'aéroport de Sofia. Nicolas Sarkozy est resté "toute la nuit avec elle au téléphone" pendant les négociations. © TF1/LCISi elle a choisi de parler de ses négociations en Libye, affirme Cécilia Sarkozy, c'est parce qu'elle a été "choquée" que "certains médias utilisent un drame humain et la souffrance des femmes, d'enfants et des familles". Elle veut donc clore la polémique. Et c'est, non pas un grand titre de la presse nationale, qui l'avait avec insistance pressée de s'expliquer, mais dans les colonnes d'un quotidien régional, l'Est républicain, que la femme du président de la République a décidé de faire ses confidences.
A la question cruciale des contreparties pour libérer les infirmières bulgares, elle affirme : "A mon niveau, il ne s'est agi que de contreparties d'ordre médical. J'ai offert à l'hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues palestiniens, des équipements, des traitements contre le sida et des visas rapides pour que ces cas urgents puissent venir se faire traiter en France". Cécilia Sarkozy cite notamment le cas du "petit" Ramadan Mohamed Saleh, "qui a été opéré du coeur à deux reprises et qui doit subir une nouvelle intervention. Dès que l'hôpital de la Timone, à Marseille, donnera son feu vert (...), lui et sa famille auront leurs visas". Et de poursuivre : "Je compte tenir mes engagements, je suis l'évolution de tous les enfants contaminés".
Des négociations menées "en tant que femme, en tant que mère"
En ce qui concerne la commission parlementaire sur la libération des infirmières bulgares, Cécilia Sarkozy ne souhaite pas s'expliquer devant elle. "Celle-ci n'est pas constituée comme cela a été expliqué, je crois que ce n'est pas ma place", commente-t-elle.
L'épouse du chef de l'Etat explique la réussite de son intervention par le fait qu'elle est arrivée sur place "en tant que femme, en tant que mère, sans forcément (s')attarder sur la complexité des relations internationales, mais avec la ferme intention de sauver des vies". Un objectif qu'elle revendique malgré la polémique : "On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit". Et elle raconte : "Je me suis concentrée sur la libération des infirmières et et sur ces enfants qui vivent un enfer depuis huit ans. Avant d'aller en Libye je n'avais pas mesuré ce qu'enduraient les enfants malades, je pensais d'abord aux infirmières bulgares et au médecin palestinien".
"Je l'ai fait avec mon coeur et ma détermination"
Les discussions ont été longues : avec le colonel Khadafi, elles se sont faites "en anglais et en tête-à-tête, sans interprète", selon Cécilia Sarkozy. "Je pense qu'il a compris qu'avec moi, il pouvait faire un geste humain susceptible d'améliorer son image. Mais je n'ai pas eu de discussions qu'avec lui. J'ai négocié sans relâche avec tous les dirigeants libyens concernés par le dossier".
Cécilia Sarkozy, qui n'a pas exclu de retourner en Libye prochainement "si cela est nécessaire", assure "ne pas avoir de rôle particulier" dans la République. "Chacun a le devoir de s'engager quand il le juge nécessaire. Là, je l'ai fait avec mon coeur et ma détermination", souligne-t-elle.
D'après agence
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