François Fillon, Premier ministre © LCI.fr"Matignon travaille dans l'ombre, Matignon a participé hier (dimanche) à toutes les réunions (sur la fusion GDF-Suez), toute la journée d'hier et piloté le travail technique", a affirmé lundi matin François Fillon sur France Inter. Au lendemain d'une importante intervention sur RTL du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, le Premier ministre a assuré que "la part de médiatisation dans le travail du Premier ministre [l]'intéresse peu".
Il ne se voit pourtant pas en "collaborateur" de Nicolas Sarkozy, un qualificatif que le président avait employé à son égard. "C'est une expression que je ne reprendrai pas, un collaborateur, c'est quelqu'un qui est appointé par un patron", à la différence d'un "homme politique, quelqu'un qui a des convictions et une légitimité, le suffrage universel".
Le choix d'Attali
Le chef du gouvernement s'est assigné un rôle à la fois modeste et décisif, affirmant que "ce qui compte, ce sont les résultats", et se posant, comme pendant la campagne des législatives, en garant de la rupture promise aux électeurs: "C'est un peu mon rôle, en tant que chef du gouvernement, de faire les choses difficiles".
Il a aussi souligné sa détermination - le point de croissance supplémentaire, "il va falloir aller le chercher avec les dents" - et le pragmatisme de l'équipe au pouvoir, comme dans la fusion GDF-Suez. Il a expliqué sur ce point l'évolution de Nicolas Sarkozy, qui doutait en 2006 de l'opportunité de la fusion (voir la vidéo en cliquant ici). Fallait-il "accepter", a-t-il demandé, que GDF soit "isolé", au risque de permettre aux "acteurs étrangers de prendre pied sur le marché français ?".
Au passage, néanmoins, il a signalé discrètement son pouvoir propre d'"initiative" au sein du couple exécutif, en révélant qu'il avait lui-même choisi Jacques Attali pour diriger la commission sur les freins à la croissance.
D'après agence
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