Olivier Besancenot, François Hollande, Cécile Duflot et Marie-George Buffet, réunis le 15 septembre 2007 à la Fête de l'Humanité © TF1-LCIOn n'en est pas au rassemblement de la gauche, d'autant que le fossé entre le PS et la LCR semble irremédiablement infranchissable, mais c'était tout de même la première photo de famille depuis la défaite de mai et ils ont trouvé un mot d'ordre unitaire. Une réunion plus exactement, pour lancer un collectif de "riposte", selon leurs mots, à Nicolas Sarkozy, sur le modèle des comités de riposte lancés au moment du CPE. Les dirigeants des 4 formations de gauche se sont réunis samedi pour un débat inédit entre eux, à la Fête de l'Humanité à La Courneuve, où étaient rassemblées des milliers de personnes. C'est là qu'ils se sont mis d'accord pour tenir mardi soir une première réunion de mise au point d'une "riposte" commune à la politique menée par le gouvernement.
L'idée est venue de la communiste Marie-George Buffet, qui a proposé mardi car c'est le "jour où Nicolas Sarkozy fait son soi-disant discours sur le social". Olivier Besancenot (LCR), Cécile Duflot (Verts) et François Hollande (PS) ont dit oui, sans qu'on sache toutefois le contenu même de la discussion. Olivier Besancenot a souhaité une prise de position commune sur les régimes spéciaux. François Hollande a demandé que le débat porte plus généralement sur le pouvoir d'achat. "C'est là-dessus que Nicolas Sarkozy a fait des promesses et que les résultats ne sont pas au rendez-vous", a-t-il expliqué aux journalistes.
Les 4 leaders débattent 4 mois après la défaite
Ce débat, c'était l'événement phare de la journée. Quatre mois après la défaite présidentielle, les 4 leaders sont arrivés un peu crispés sur la scène. A l'applaudimètre, le gagnant fut incontestablement Olivier Besancenot, tandis que François Hollande s'est souvent fait huer ou siffler lors de ses interventions.
Le n°1 du PS a indiqué que, sur sa proposition, devrait être mis en place fin septembre un "comité de liaison" de la gauche. On y parlera "pas seulement de la riposte, de la critique, de ce que nous ne voulons pas, mais de ce que nous proposons ensemble pour offrir une alternative, une politique différente au pays", a-t-il dit. La LCR ne devrait pas y participer. "Pour la construction, la LCR n'est plus là", a noté François Hollande. De son côté, la secrétaire nationale du PCF s'est dite favorable à des alliances au sein de la gauche pour les municipales de 2008. Des alliances dès le premier tour. Alors que le PS souhaiterait récupérer quelques mairies au détriment du PCF
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