Marine Le Pen lors de sa conférence de presse dans le Pas-de-Calais vendredi matin © TF1/LCI |
| Marine Le Pen : "il aurait tiré un coup" |
Samedi après-midi à Hénin-Beaumont. Marine Le Pen, numéro deux sur la liste du Front national pour les élections municipales dans cette ville du Pas-de-Calais a été prise à partie par deux individus. L'agression se serait déroulée à la sortie d'un café où la fille du président du Front National buvait un verre en compagnie de Steeve Briois, le numéro un de la liste FN, et de son équipe, pendant une braderie. Les deux individus, "apparemment majeurs" selon Marine Le Pen, ont insulté la candidate battue au deuxième tour des législatives dans cette circonscription, avant que l'un d'eux brandisse un pistolet, ont rapporté plusieurs témoins.
L'entourage de Marine Le Pen a pour sa part entendu un coup de feu. "Je ne sais pas s'il a tiré, j'ai entendu des cris 'Attention, il a une arme'. Cela se passait dans mon dos, mon garde du corps m'a immédiatement évacuée", a indiqué Marine Le Pen qui avait dans un premier temps évoqué un coup de feu.
Une personne identifiée
Les enquêteurs ont identifié l'une des deux personnes, toujours recherchées, a-t-on appris dimanche auprès de la sous-préfecture. Les deux hommes "n'étaient toujours pas interpellés dimanche matin, mais la police les recherche activement" a indiqué le sous-préfet de Lens, Roger Reuter. Le "nom d'un individu, connu des services de police, a été donné" aux forces de l'ordre par plusieurs témoins qui ont également "transmis un signalement de l'autre individu", a-t-il ajouté.
Quant aux faits, ils "sont encore un peu confus", a expliqué le sous-préfet. "Ce qui est sûr c'est que Marine Le Pen a été injuriée et prise à partie verbalement vers 15h40. Un des hommes a ensuite sorti une arme, mais les témoins divergent quant à la nature de celle-ci", a-t-il poursuivi. Selon certains témoignages, il s'agirait d'un pistolet à grenailles. Quant au coup de feu rapporté par l'entourage de la candidate malheureuse aux élections législatives, "les services de police n'ont pour l'instant pas trouvé de trace sur place", a déclaré Roger Reuter.
"Une très grave agression"
Dans un communiqué publié samedi soir, le FN a en tout cas dénoncé "une très grave agression" et demande une entrevue au préfet du Pas-de-Calais "pour que soit garantie la liberté des élus de mener campagne en toute sécurité". "Il y a une ambiance extrêmement malsaine. Il y a un certain nombre de gens qui bénéficient d'une impunité si ce n'est d'une complaisance de la part du pouvoir socialiste qui s'aperçoit que la ville est en train de lui échapper et que les électeurs sont entrain de lui tourner le dos", a quant elle dénoncé Marine Le Pen.
Ce nouvel affrontement intervient alors que le 17 juin dernier, au soir du second tour des élections législatives, la permanence de la candidate avait été prise pour cible par plusieurs jeunes qui avaient lancé des projectiles. Deux d'entre eux avaient été déférés devant le tribunal correctionnel de Béthune pour violence en réunion par jets de projectiles ayant entraîné des dégradations.
(D'après agence)
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