Olivier Besancenot, François Hollande, Cécile Duflot et Marie-George Buffet, réunis le 15 septembre 2007 à la Fête de l'Humanité © TF1-LCILe PCF a réussi à obtenir une réunion à son siège, ce mardi soir à 18 heures, d'une dizaine de formations de gauche pour proposer une "riposte" à la politique de Nicolas Sarkozy. Une victoire en apparence dans la quête d'une opposition unie ; mais, déception, la démarche ne suscite pas l'enthousiasme et les chefs de partis seront absents.
Samedi à la Fête de l'Humanité, les chefs des quatre principaux partis de la gauche - François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR) - s'étaient pourtant mis d'accord pour réactiver le collectif "Riposte", créé début 2006 lors du mouvement anti-CPE, puis resté en veilleuse. La date n'avait pas été proposée au hasard : c'est celle du discours attendu de Nicolas Sarkozy sur sa "stratégie sociale". Finalement, la réunion annoncée aura bien lieu, mais sans les numéros 1.
Le PS sera représenté non par François Hollande, mais par Francis Chouat, conseiller général de l'Essonne ; le PCF, par le porte-parole Olivier Dartigolles ; la LCR, par un des ses dirigeants, mais ce ne sera pas Olivier Besancenot. Michel Bock ira au nom des Verts, en "simple observateur". Comme en 2006, de petites formations ont été conviées : Mouvement républicain et citoyen (MRC), Mars-Gauche républicaine, les Alternatifs, Convergence citoyenne... Après avoir affirmé n'avoir pas reçu d'invitation, "Régions et peuples solidaires" sera aussi de la partie.
Le précédent du "Sommet de la gauche"
Pour le PCF, cette première réunion devra "définir les dossiers urgents" et "les actions à engager", selon Olivier Dartigolles. Mais Cécile Duflot, "très réservée", souligne : "On ne veut pas une photo pour dire que Sarkozy est méchant, on ne veut pas d'une simple riposte sans construire". De même, pour Francis Chouat, "on va regarder les éléments sur lesquels on peut envisager des ripostes communes", mais il ne faut pas se limiter à une "dénonciation", il faut "avancer des propositions pour être audibles".
Il est vrai que le précédent de la lutte contre le CPE pèse lourdement sur cette nouvelle réunion. En 2006, il avait fallu des négociations sans fin d'appareils avant qu'un "Sommet de la gauche" se réunisse en grande pompe à la Mutualité pour mettre en place à la fois un collectif "Riposte" contre la droite, intégrant la LCR, et un collectif "Forums" - sans la LCR - pour parler projet. Mais sur les deux fronts, les péripéties de la campagne présidentielle avaient eu raison des tentatives d'unité. Aujourd'hui, pour aller plus loin, François Hollande a proposé la tenue d'un "Comité de liaison de la gauche" qui devrait se tenir d'ici la fin du mois, mais sa proposition exclut les petites formations et la LCR.
D'après agence
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