Michel Rocard © TF1/LCI"Le président de la République m'a téléphoné personnellement, c'est un honneur et c'est une rareté", a raconté Michel Rocard, vendredi sur France Inter, évoquant la mission sur les liens entre l'Europe et les pays du pourtour méditerranéen qu'il a refusée en raison du "risque d'un conflit avec l'Europe".
"Je ne lui ai pas répondu non M. le Président, je refuse de travailler sous votre autorité. Je lui ai répondu: pourquoi pas, il faut regarder". Mais, a ajouté l'eurodéputé PS, "je me suis aperçu, après investigation avec un de ses collaborateurs, que cette mission risquait d'ouvrir un conflit dommageable, et en tout cas, paralysant avec les institutions européennes". "J'ai proposé de s'y prendre un peu autrement et de changer le calendrier de la mission, mettant des étapes et négociant d'abord avec l'Europe" mais "le président n'a pas souhaité cette distinction", a-t-il dit.
"Ouverture" de Sarkozy
Nicolas Sarkozy, qui est notamment réticent à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, défend l'idée d'une "Union méditerranéenne" destinée à rassembler des pays du pourtour méditerranéen qui n'ont pas vocation à intégrer l'Union européenne mais à nouer avec l'Europe des liens privilégiés.
Michel Rocard, qui a déjà accepté de participer à un comité pour la revalorisation du métier enseignant, s'est une nouvelle fois défendu de participer à l'"ouverture" de Nicolas Sarkozy. "L'ouverture qualifierait la coopération politique sur la définition des politiques", or là il ne s'agit que "d'une Commission de travail de l'administration qui fait place à l'opposition" comme "il y a 40 ou 50 autres", a-t-il argué.
(D'après agence)
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