Royal à l'Assemblée La faute au temps, assure Ségolène Royal. Dans Paris Match, l'ex-candidate du Parti socialiste explique sa défaire à l'élection présidentielle par le temps qui a manqué au parti "pour mener jusqu'à son terme" sa mutation ainsi que celle de son projet politique. "J'assume sans problème ma part de responsabilité, mais ce qui nous a le plus manqué c'est le temps", assure-t-elle, ajoutant que "les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient".
L'ancienne candidate reconnaît également qu'"il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation, encore une fois faute de temps". "Quant au pouvoir personnel, c'est une légende", ajoute-t-elle. "Jamais je ne serais arrivée là où je suis si j'avais travaillé en solo. Je sais écouter, consulter et décider, voilà tout."
"Réfléchir ensemble"
Désormais, puisqu'"aucune échéance interne ne nous contraint à présent, ni congrès immédiat, ni choix d'une candidature pour 2012", Ségolène Royal appelle à mettre "à profit ce temps pour réfléchir ensemble, élaborer des idées neuves, en finir avec certains comportements individuels hargneux". Elle note toutefois avoir entendu à l'université d'été du PS à la Rochelle des mots comme ordre juste, nation, valeur travail, refus de l'assistanat : "l'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain", ironise-t-elle.
Interrogée sur sa relation avec son ex-compagnon François Hollande, elle affirme avoir "tourné une page sans renier la part de bonheur qui fut la nôtre et sans ressentiments inutiles". "Je lui souhaite très sincèrement d'être heureux. Et je garde au père de mes enfants la part de considération que ce lien avec eux implique", conclut-elle.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




