Fadela Amara, le 7 septembre 2007 © TF1-LCI![]() |
| Fadela Amara: "éviter les polémiques stériles" |
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| Fadela Amara: "pas de leçon à recevoir" |
Après les remous provoqués dans la majorité par ses déclarations contre les tests ADN, la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, Fadela Amara, a déclaré mardi qu'"il y a un débat démocratique, c'est normal". "Heureusement que cela existe. Il faut éviter les polémiques stériles", a-t-elle dit en marge d'un déplacement à Ermont, dans le Val d'oise, où elle était venue visiter un centre socio-culturel et rencontrer des associations de quartier.
"Sur le terrain, je n'ai aucun emmerdement pour travailler avec les élus de tous bords pour que ça change dans les cités", a ajouté Fadela Amara, qui avait estimé mardi matin sur France Inter "dégueulasse" qu'on "instrumentalise l'immigration", au sujet d'un amendement très controversé au projet de loi sur l'immigration autorisant les tests ADN. Des propos qui ont immédiatement suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite et ju'squ'au plus haut sommet de l'Etat.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a accusé mardi Fadela Amara "d'injurier les députés de la majorité". "Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité, c'est-à-dire ceux qui soutiennent le gouvernement", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée. Nicolas Sarkozy a de son côté appelé à l'apaisement. "Je vais demander à chacun qu'il veuille bien s'apaiser", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la presse à l'issue d'un dîner, dans la banlieue moscovite, avec le président russe Vladimir Poutine. A une question d'un journaliste lui demandant si ce conseil s'appliquait à tous les protagonistes de la polémique, Nicolas Sarkozy a simplement répondu: "à chacun".
Un minimum de solidarité
Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, a également dénoncé les propos de l'ancienne présidente de Ni putes, ni soumises : "elle fait partie du gouvernement donc il y a un minimum de solidarité, au moins dans les termes employés, vis-à-vis de ce qui est fait par le Parlement", a-t-il dit. "Elle devrait réfléchir avant d'employer des mots sur ce que le Parlement débat et décide. On peut apporter sa contradiction, désapprouver cette mesure (sur les tests ADN) et certains ministres l'ont exprimé, mais d'une autre manière. Il y a façon et façon de dire les choses", a-t-il insisté.
"On ne peut pas demander plus mais pas moins non plus aux ministres d'ouverture. Les ministres d'ouverture ne sont pas exonérés de respecter le Parlement. Soyons respectueux les uns des autres", a renchéri Bernard Deflesselles, également vice-président du groupe UMP. De son côté, le député villepiniste François Goulard, opposé à l'amendement ADN, s'est demandé sur France Inter ce que Fadela Amara "fait au sein du gouvernement". "Si on juge que certains membres du gouvernement ont un comportement dégueulasse, une seule conclusion : on en part", a-t-il dit.
Preuve de l'embarras ambiant, un autre ministre d'ouverture, Jean-Marie Bockel est venu au devant des journalistes pour bien souligner qu'il n'était "pas sur la même ligne" que sa collègue, absente, de la séance des questions d'actualité du mardi. L'eurodéputé PS Benoît Hamon a lui estimé mardi soir que la secrétaire d'Etat devait démissionner du gouvernement, ajoutant "il y a le feu dans la majorité". Interrogée sur le commentaire du porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale André Vallini l'invitant à "pousser la logique jusqu'au bout et à démissionner" si la mesure n'est pas retirée, Mme Amara elle a répondu : "cela n'engage que lui". "Je n'ai pas de leçon à recevoir de députés de gauche qui nous ont laissés vivre dans des endroits dégueulasses quand ils étaient aux affaires", a-t-elle lancé.
(D'après agence)
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