Image d'archives © TF1C'est une des mesures phares du projet de loi de finances de la sécurité sociale mais aussi l'une des plus controversées. Les députés ont approuvé dans la nuit de vendredi à samedi, l'instauration des franchises médicales non remboursées sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. Et ce dès le 1er janvier 2008. Cette disposition a été votée par 44 voix contre 27. Seule l'UMP a voté pour.
Les franchises sur les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) devraient rapporter à la Sécurité sociale quelque 850 millions d'euros, destinés à financer le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs.
"Rompre avec le principe de solidarité"
Le montant total des franchises -- auxquels seraient opposés 70% des Français, selon un sondage réalisé en septembre -- ne pourra excéder un plafond de 50 euros par an et par patient. En seront exonérés les enfants, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU. Ces 50 euros s'ajouteront aux forfaits, plafonnés à 50 euros, déjà en vigueur depuis 2004 (un euro par acte médical).
La gauche a vivement dénoncé ces mesures. "L'institution d'une franchise médicale revient à rompre avec le principe de solidarité et ne répond à aucune logique de responsabilisation des patients", a dit la communiste Jacqueline Fraysse. "Ces mesures, qui s'apparentent à une taxe sur les malades, sont contraires au principe de solidarité sur lequel repose notre système de protection sociale", a affirmé pour sa part le socialiste Jean-Marie Le Guen.
Les internes obtiennent gain de cause |
Les députés ont également adopté vendredi soir un amendement au projet de budget de la sécu pour 2008 préconisant des mesures "incitatives" à l'installation de médecins dans les zones sous-médicalisées et excluant "tout déconventionnement", comme le réclamaient les internes en grève. Le vote par scrutin public a été acquis par 43 voix pour et 16 contre. Le nouvel amendement, présenté par le gouvernement, réécrit et remplace l'article 33 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui prévoyait à l'origine la possibilité de réguler l'installation des médecins par une adaptation des règles de conventionnement aux besoins du territoire, ce qui avait provoqué la colère des internes. Les règles de conventionnement relient les médecins libéraux à la "Sécu" et permettent aux patients de bénéficier des tarifs remboursables. Un accord était intervenu mercredi soir entre les grévistes et le ministère de la Santé à l'issue d'une manifestation des internes à Paris et la finalisation de la rédaction de l'amendement est intervenue jeudi. Les syndicats d'internes avaient alors annoncé qu'ils lèveraient leur grève dès le vote des députés. (D'après AFP) |
(D'après agences)
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