Pierre Moscovici, député socialiste, dans l'émission Preuves à l'appui sur LCI © TF1/LCI/Preuves à l'appuiUn extrait de l'intervention |
"Je ne contraindrai pas Cécilia Sarkozy à faire des choses qu'elle refuserait". Le probable président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des soignants bulgares en Libye Pierre Moscovici est revenu dimanche sur Radio J sur la polémique entourant le l'audition de l'épouse du chef de l'Etat concernant son implication dans les négociations. "Cécilia Sarkozy a des choses à dire. Elle les dit à l'Est Républicain auquel elle a donné une interview. Qu'elle vienne les dire devant la représentation nationale. Mais qu'on n'en fasse pas une affaire", a déclaré le Secrétaire national aux relations internationales du PS.
"Si elle ne veut pas venir les dire, elle ne viendra pas les dire. Mais elle en portera, et le président de la République avec elle, la responsabilité. La commission ne doit pas être une commission Cécilia", a souligné le député PS, estimant que l'implication de l'épouse du président était "une affaire parfaitement secondaire".
L'Elysée exclut l'audtion de Cécilia
Vendredi, Pierre Moscovici avait estimé sur LCI que Cécilia Sarkozy "devait venir si elle était convoquée", et que cette convocation était "juridiquement imparable". S'il le faut, précisait-t-il, "la commission d'enquête a les moyens de la contraindre" à venir témoigner. "Mais il faudra appliquer cela avec intelligence, nous ne sommes pas là pour persécuter une femme", avait-il conclu.
L'Assemblée nationale doit examiner jeudi les propositions du PS et du PCF sur la création d'une commission d'enquête sur les conditions de la libération, le 24 juillet, des soignants bulgares détenus en Libye. Pierre Moscovici est pressenti pour en assurer la présidence. Une polémique avait éclaté en France sur cette libération, notamment sur d'éventuelles contreparties en matière d'armements et de nucléaire civil, ainsi que sur le rôle de Cécilia Sarkozy, qui a effectué deux voyages en Libye comme "envoyée personnelle" de son mari et avait raccompagné les infirmières à Sofia à bord d'un avion officiel français. L'Elysée a exclu, au nom de la "séparation des pouvoirs" l'audition de Cécilia Sarkozy, réclamée notamment par la gauche.
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