Lors du défilé du 14 juillet 2007, le couple présidentiel est accompagné de ses enfants, ici une des filles de Cécilia et Louis, le jeune fils de Nicolas Sarkozy et son épouse. © Abacapress.com
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| Les politiques réagissent |
Comment divorce un président ?
Spécificité de la fonction de chef de l'Etat, en cas de rupture, aucun divorce ne peut être prononcé sans l'aval du président. Une particularité qui découle directement de l'article 67 de la Constitution.
Publié le 15/10/2008
"J'aime bien Nicolas, j'aime bien Cécilia et ça me fait beaucoup de peine, c'est tout. C'est un problème qui les concerne bien sûr mais il n'empêche que je suis triste", a déclaré André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, jeudi dans les couloirs du Sénat, peu après la confirmation du divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy.
Présents eux aussi au Palais du Luxembourg, ses collègues se sont montrés peu diserts. "Tout a été dit. Aucun commentaire", a dit Roger Karoutchi. "Ah, je ne fais pas de réaction là-dessus", a renchéri Roselyne Bachelot. Même chose pour Christine Boutin ou encore Hervé Novelli : "Je n'ai pas de commentaire. Affaire privée". Le président du Sénat, Christian Poncelet, a pour sa part déclaré: "je ne suis pas au courant. Moi, je ne m'occupe pas de la vie privée. J'ai déjà du mal à m'occuper de la mienne!".
"Respecter la fonction"
Le Parti socialiste s'est lui aussi montré peu locace. "La décision de se séparer relève à l'évidence de la vie privée et on n'a pas de commentaire particulier à faire sur cette séparation", a déclaré Benoît Hamon au nom du PS. Il a toutefois ajouté qu'"en tant que citoyen" il estimait qu'"il est temps qu'on sorte de la pipolisation de la vie politique".
François Hollande, jeudi, peu avant l'annonce officielle de la séparation, s'était lui aussi refusé à commenter les informations sur l'engagement d'une procédure de divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy. "Je fais une distinction entre la vie publique et la vie privée", a-t-il dit sur RTL. "Je pense qu'il faut à la fois respecter la fonction, je dis bien la fonction présidentielle, et respecter les personnes", afin de rester sur une conception "juste de la vie politique, de la vie personnelle", a ajouté le Premier secrétaire du PS.
Américanisation de la vie publique
Le député PS Claude Bartolone, a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy "nous a raconté des histoires" pendant la campagne présidentielle, sur les questions économiques, sociales et "même sur sa vie privée". Mais pour lui, "les Français ont tout à fait autre chose dans la tête, ils ont cette grande journée de protestation sociale" jeudi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. "Ils vont laisser Nicolas Sarkozy et son ex-épouse régler leurs problèmes comme ils le doivent", selon lui.
Pour sa part, le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot se "tape comme de l'an quarante de ces histoires". Il juge "très surprenant" que même les journaux de gauche donnent un tel écho à cette affaire. Interrogé sur le choix du quotidien Libération de faire sa Une sur le couple présidentiel, le jour de la grève contre la réforme des retraites, Olivier Besancenot a jugé, sur Canal +, "un peu surprenant que la question sociale soit à ce point occultée, même dans les journaux de gauche".
Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles, a quant à lui estimé qu'"il est temps de refermer la page de l'américanisation de la vie publique". "En mettant en scène sa vie conjugale, le président de la République a pris le risque de la surexposition et d'introduire un dangereux mélange entre sphère privée et sphère publique", a déclaré le député.
Enfin, Patrick Balkany, député UMP des Hauts-de-Seine et proche de Nicolas Sarkozy, a déclaré jeudi que la séparation du couple Sarkozy était "inéluctable" car "Cécilia était dans cet état d'esprit" (lire notre article).
(D'après AFP)
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