François Fillon au Sénat le 4 octobre 2007 © TF1![]() |
| Fillon : l'Etat "ne s'est prêté à aucune manoeuvre" |
EADS : auditions hors-normes pour plus-values géantes
17 dirigeants ou ex-dirigeants d'EADS ou d'Airbus s'expliquent cette semaine devant l'AMF sur des ventes massives d'actions, faites peu avant que le cours ne chute, entraîné par les retards de l'A380.
Publié le 23/11/2009
Interrogé au Sénat lors de la séance des questions d'actualité, le Premier ministre François a réaffirmé jeudi que l'Etat français ne s'était prêté à "aucune manoeuvre supposée" dans l'affaire de présomption de délit d'initié à EADS.
L'Etat n'est pas intervenu "pour une raison simple", a expliqué le locataire de Matignon, qui répondait au socialiste du Var Pierre-Yves Collombat. "C'est qu'il y avait un pacte d'actionnaires curieux, qui avait été négocié sous une autre majorité et qui privait l'Etat français et l'Etat allemand de tout droit d'intervention sur les affaires d'EADS". Le Premier ministre a rappelé à cet égard la modification de la gouvernance d'EADS intervenue cet été, qui doit permettre, selon lui, "qu'une situation comme celle-là ne se reproduise plus".
La "note d'étape"
"Les faits qui sont reprochés à certains dirigeants d'EADS sont très graves", a déclaré également François Fillon, "et c'est justement parce qu'ils sont très graves que nous devons faire preuve de retenue dans nos commentaires et respecter les procédures judiciaires". Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que les conclusions de l'Autorité des marchés financiers (AMF), attendues début 2008, étaient "loin d'être acquises", et qu'il fallait attendre "les conclusions de la justice avant de commenter la culpabilité de tel ou tel autre". Fondée ou pas, a-t-il insisté, cette affaire "privée" ne doit pas "jeter l'opprobre sur une grande entreprise européenne stratégique" qui, "après une crise de croissance", connaît à nouveau "un plein succès".
L'AMF a transmis en septembre au parquet de Paris une "note d'étape" sur un délit d'initié présumé concernant le groupe européen d'aéronautique et de défense. Selon Le Figaro de mercredi, l'affaire constituerait "un délit d'initiés massif". Le quotidien affirme aussi que l'Etat français connaissait la situation. Toutefois, la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, avait déjà indiqué mercredi que "l'Etat n'a jamais vendu une seule action" d'EADS, dont il détient 15%.
Thierry Breton auditionné vendredi |
L'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton sera auditionné vendredi midi dans le cadre de l'affaire EADS par la commission des Finances du Sénat, a annoncé jeudi le président de la commission, Jean Arthuis (UDF). Il sera entendu en même temps que son ancien directeur de cabinet à Bercy, Gilles Grapinet, et que Bruno Bézard, directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE). |
(D'après agences)
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EADS : auditions hors-normes pour plus-values géantes
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