© AFPLe député du Pas-de-Calais, Jack Lang, qui selon des rumeurs serait pressenti pour rentrer dans le gouvernement, s'est défini comme "socialiste, pleinement socialiste" lors d'une interview accordée au journal La Voix du Nord, à paraître dimanche. "Personne ne pourra me faire renoncer à mes convictions" a-t-il répondu à la question du journaliste sur l'éventualité de son entrée dans le gouvernement de François Fillon.
Depuis que le président de la République Nicolas Sarkozy a mentionné le nom de Jack Lang - qui participe déjà à la commission sur la réforme des institutions présidée par Edouard Balladur - lors d'une intervention télévisée le 25 septembre, les rumeurs sur son entrée au gouvernement vont pourtant bon train. "Tout cela est un peu étrange, je n'ai rien sollicité, on ne m'a par ailleurs rien demandé", a réagi le socialiste sans pour autant clairement exclure cette hypothèse. "Je ne suis pas à la recherche d'un titre ou je ne sais quoi d'autre", a-t-il déclaré.
Un constat sévère
En revanche, l'élu socialiste a démenti catégoriquement la rumeur de sa nomination au poste d'ambassadeur en Italie : "Comment imaginer que je puisse me faire enterrer vivant dans une ambassade ? C'est tout simplement absurde !" Jack Lang, qui était un soutien de l'ex-candidate Ségolène Royal à la présidentielle, a également dressé un constat sévère du Parti Socialiste et ses difficultés à se redresser depuis la défaite aux élections. "Ce n'est pas l'entrée au gouvernement d'untel ou untel qui peut altérer le Parti Socialiste, s'il y a une volonté, un projet (...). Ne mettons pas sur le dos de l'actuel président de la République une responsabilité qui est d'abord la nôtre", a-t-il dit.
Jack Lang a par ailleurs souhaité l'instauration d'un régime présidentiel dans lequel le président devrait assumer la responsabilité politique de ses actes. "Un responsable politique a le devoir d'assumer pleinement, loyalement, totalement, la plénitude de ses actes et de ne pas les faire endosser par une autre personne", a déclaré le député du Pas-de-Calais en référence au rôle de fusible que joue le Premier ministre dans notre régime. Selon lui, il faut "d'un côté, un président qui est en même temps chef du gouvernement, et de l'autre, un Parlement qui est un véritable contre-pouvoir".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





