Bernard Laporte © Abaca PressPas de répit pour Bernard Laporte. Un peu plus de 48h après son dernier match à la tête du XV de France, le désormais ex-entraîneur des Bleus intégrera dès lundi l'équipe gouvernementale. Une entrée au gouvernement compliquée par la déroute du XV tricolore mais aussi par les soupçons qui pèsent autour de lui à propos "d'irrégularités fiscales" dans des sociétés où il est associé, rapportées par l'hebdomadaire L'Equipe Magazine dans son édition de samedi.
Réagissant à ces allégations, le futur secrétaire d'Etat aux Sports a assuré qu'il n'était pas "inquiet". "Cela me fait sourire", a-t-il dit samedi lors de sa dernière conférence de presse en tant que sélectionneur du XV de France. "Je vois que mon nouveau métier sera compliqué. Je suis prévenu. Je sais que ce ne sera pas simple mais le rugby vous apporte l'envie de combattre. J'irai avec tout l'enthousiasme qu'il faut. J'ai très envie de le faire." Interrogé par L'Equipe Magazine, Bernard Laporte a contesté les accusations portées contre lui.
"La présomption d'innocence doit exister"
Vendredi à Lisbonne, le président de la République Nicolas Sarkozy avait réagi aux accusations portées contre Bernard Laporte. "La présomption d'innocence, c'est quelque chose qui doit exister", avait dit le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse clôturant le sommet informel de l'Union européenne.
"Je l'ai d'ailleurs déjà fait fonctionner pour André Santini", avait ajouté Nicolas Sarkozy, en évoquant son secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêt", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics", dans le cadre de l'instruction ouverte sur la création avortée de la Fondation d'art contemporain Hamon. Plus tôt vendredi, le porte-parole de l'Elysée David Martinon avait indiqué sur LCI que la nomination de Bernard Laporte n'était pas remise en cause.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




