Le président lors d'une rencontre avec des cheminots en Seine-Saint-Denis le 26 octobre © TF1![]() |
| Sarkozy face aux cheminots |
Fermeté sur les principes, possibilité de négociation sur les modalités. Lors d'une de ses visites surprises sur le terrain qu'il affectionne tant, Nicolas Sarkozy est venu à la rencontre des cheminots de la SNCF pour expliquer la réforme des régimes spéciaux. Le chef de l'Etat s'est rendu avec la presse dans un centre d'entretien de la SNCF à Saint-Denis, au nord de Paris, et il s'est livré à un dialogue impromptu avec des syndicalistes, qui l'on vivement interpellé sur ce projet. "Avec votre réforme des retraites, on est en train de s'appauvrir", lui a ainsi déclaré un délégué syndical. "Je ne céderai pas sur le passage des 37,5 années à 40 ans de cotisations. En revanche, je m'engage à ce que personne ne perde de sa retraite en cotisant plus", a répondu Nicolas Sarkozy. Un délégué de Sud-Rail, Fabien Monteil, lui a lancé : "On n'est pas d'accord avec vous, je pense que c'est la rue qui va parler". Le président a répondu : "la rue ne fera pas plier (sic) parce que nous sommes dans une démocratie. Le chantage à la rue, ça ne marchera pas".
Le locataire de l'Elysée a cependant énuméré les points qui peuvent, selon lui, faire l'objet d'une discussion, mais seulement dans le cadre de la SNCF. Il n'a pas parlé d'une négociation générale au niveau du ministère du Travail, que demande notamment la CGT, majoritaire à la SNCF. Il est possible de discuter, dit-il, sur les salaires, l'emploi et la "décote", modalité de la réforme qui prévoit que les salariés qui partiraient en retraite avant d'atteindre 40 années de cotisation verraient le montant de leur pension baisser. Le président explique aussi qu'il est possible de négocier sur la date d'entrée en vigueur de cette décote. Le projet prévoit d'aligner la durée de cotisation des régimes spéciaux de 37,5 à 40 années, pour l'ensemble des régimes spéciaux de la SNCF, la RATP, EDF et GDF notamment.
Après une grève très suivie le 18 octobre, les syndicats de la SNCF et de la RATP menacent d'un nouveau mouvement reconductible à la mi-novembre si le projet n'est pas revu. Des discussions sont en cours au ministère du Travail, oùXavier Bertrand doit terminer vendredi après-midi ses entretiens. Les syndicats se réuniront le 31 octobre pour décider éventuellement d'une grève. Les régimes spéciaux bénéficient à 1,1 million de retraités et environ 500.000 actifs. Ils ne représentent que 6% des pensions versées en France.
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