Sarkozy : "pas de chantage à la rue"

le 26 octobre 2007 à 10h56 , mis à jour le 26 octobre 2007 à 14h46

Le chef de l'Etat est allé vendredi matin à la rencontre des cheminots à Saint-Denis pour convaincre du bienfondé de sa réforme des retraites.

Le président lors d'une rencontre avec des cheminots en Seine-Saint-Denis le 26 octobre/TF1Le président lors d'une rencontre avec des cheminots en Seine-Saint-Denis le 26 octobre © TF1

Sarkozy face aux cheminots
 

Fermeté sur les principes, possibilité de négociation sur les modalités. Lors d'une de ses visites surprises sur le terrain qu'il affectionne tant, Nicolas Sarkozy est venu à la rencontre des cheminots de la SNCF pour expliquer la réforme des régimes spéciaux. Le chef de l'Etat s'est rendu avec la presse dans un centre d'entretien de la SNCF à Saint-Denis, au nord de Paris, et il s'est livré à un dialogue impromptu avec des syndicalistes, qui l'on vivement interpellé sur ce projet. "Avec votre réforme des retraites, on est en train de s'appauvrir", lui a ainsi déclaré un délégué syndical. "Je ne céderai pas sur le passage des 37,5 années à 40 ans de cotisations. En revanche, je m'engage à ce que personne ne perde de sa retraite en cotisant plus", a répondu Nicolas Sarkozy. Un délégué de Sud-Rail, Fabien Monteil, lui a lancé : "On n'est pas d'accord avec vous, je pense que c'est la rue qui va parler". Le président a répondu : "la rue ne fera pas plier (sic) parce que nous sommes dans une démocratie. Le chantage à la rue, ça ne marchera pas".
 
Le locataire de l'Elysée a cependant énuméré les points qui peuvent, selon lui, faire l'objet d'une discussion, mais seulement dans le cadre de la SNCF. Il n'a pas parlé d'une négociation générale au niveau du ministère du Travail, que demande notamment la CGT, majoritaire à la SNCF. Il est possible de discuter, dit-il, sur les salaires, l'emploi et la "décote", modalité de la réforme qui prévoit que les salariés qui partiraient en retraite avant d'atteindre 40 années de cotisation verraient le montant de leur pension baisser. Le président explique aussi qu'il est possible de négocier sur la date d'entrée en vigueur de cette décote. Le projet prévoit d'aligner la durée de cotisation des régimes spéciaux de 37,5 à 40 années, pour l'ensemble des régimes spéciaux de la SNCF, la RATP, EDF et GDF notamment.  
 
Après une grève très suivie le 18 octobre, les syndicats de la SNCF et de la RATP menacent d'un nouveau mouvement reconductible à la mi-novembre si le projet n'est pas revu. Des discussions sont en cours au ministère du Travail, oùXavier Bertrand doit terminer vendredi après-midi ses entretiens. Les syndicats se réuniront le 31 octobre pour décider éventuellement d'une grève. Les régimes spéciaux bénéficient à 1,1 million de retraités et environ 500.000 actifs. Ils ne représentent que 6% des pensions versées en France.

le 26 octobre 2007 à 10:56
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42 Commentaires

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  • Manu, le 26/10/2007 à 15h20

    Je crois que ce monsieur ne veux plus d une republique mais d une dictature avec comme seul objectif le pouvoir absolu courage francais francaise se n est qu une longue descente vers le chaos

  • Ollivier, le 26/10/2007 à 15h19

    C'est la visite surprise Nicolas Sarkozy n'a pas peur les gens il explique sur place en face avec les grevistes ce n'est pas la 1ere fois il va partout ce qui ne vas pas et pas comme Chirac.

  • Phil ])R@G()N, le 26/10/2007 à 15h04

    EXCELLENT ! Bravo SARKO !

  • Gilbert, le 26/10/2007 à 15h02

    La démocratie ce n'est pas le pouvoir d'une minorité qui descent dans la rue et il y a trop longtemps que SNCF et RATP utilisent leur pouvoir de nuisance pour imposer leur loi. Mais pourquoi l'état continue à alimenter les caisses de retraite de ces corporations, qu'ils se payent leurs retraites avec leurs cotisations.

  • ?!?, le 26/10/2007 à 15h02

    On est tous dans le même bateau, tous le monde devrait faire un effort! Les cheminots ne l'ont pas encore compris.

  • Fab, le 26/10/2007 à 15h02

    Madame HENNICKER, je pense que vous devriez prendre un dictionnaire pour connaitre la définition du mot "dictature", moi je dirai courageux, compétent...

  • Georges, le 26/10/2007 à 15h01

    Continuez comme ca monsieur sarkozy et vous aurez une guerre civile en france !! Vous les journalistes ,expliquez pourquoi cette reforme des regimes speciaux est injuste au lieu de manipuler l'opinion publique .C'est honteux de voir comment vous etes manipulés

  • Peyret, le 26/10/2007 à 14h45

    Merci à notre président et souhaitons lui beaucoup de courage pour ne pas céder à ces chantages à la rue qui ne mèneront à rien.

  • Claude, le 26/10/2007 à 14h41

    On peut se poser la question : quel comportement est le plus antidémocratique ?

  • Bruno, le 26/10/2007 à 14h30

    Oui bravo sarko tien bon il y a plein de français derriére toi et d'ouvriers pour te soutenir.La cgt honte à vous qui défender l'inégalité entre travailleur nous en 2012 on sera a 41 ans de cotisation voir plus et ces messieurs a 37,5 ans.

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