Sarkozy lance la campagne de ratification à l'UMP

le 21 octobre 2007 à 18h16 , mis à jour le 21 octobre 2007 à 21h22

Son retour devant le bureau politique de l'UMP "montre que (le parti) a un rôle important à jouer" dans la ratification, selon Devedjian.

SarkozySarkozy au Conseil économique et social

C'est la première fois depuis son élection que Nicolas Sarkozy assistait au bureau politique de l'UMP. Accompagné de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le président de la République a fait son entrée vers 18 heures dans le bâtiment de la rue de la Boétie pour "présenter les résultats du Conseil européen de Lisbonne et notamment le succès de la négociation du traité simplifié", selon le mot du porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Egalement présent parmi les 80 membres du bureau politique au siège national de l'UMP, le premier ministre François Fillon.

Pour le secrétaire général du parti, Patrick Devedjian, c'est "en tant qu'adhérent et inspirateur de l'UMP" que le président de la République assistait à ce bureau politique. Et sa présence "montre aussi que l'UMP a un rôle important à jouer" dans le processus de ratification. Quant à la réunion elle-même, elle visait à "organiser la campagne et le calendrier" pour la ratification parlementaire du Traité simplifié européen avant les municipales de mars 2008. "On a voulu que l'UMP donne (à cette décision) la dimension qu'elle mérite, c'est un événement historique", a déclaré à la presse le Premier ministre, François Fillon

Ratification : "le plus tôt sera le mieux"

Le président Sarkozy avait souhaité vendredi que la France ratifie le nouveau texte dès le mois de décembre, juste après la signature des 27, ce qui ferait de la France le premier pays de l'UE à le valider. Il s'agit donc, selon Patrick Devedjian, de voir "comment organiser le calendrier parlementaire et intercaler cette ratification, sachant qu'il y a la réforme des institutions et les municipales de 2008". A l'issue du bureau politique de l'UMP, François Fillon a annoncé que le gouvernement entendait engager le processus de ratification dès le 14 décembre, sans autre précision sur le calendrier de ratification.

Le gouvernement prévoit en effet de proposer le texte au Conseil constitutionnel, avant de le soumettre aux deux chambres du Parlement qui devront l'adopter dans les mêmes termes, en vue de sa ratification. "Comme c'est nous (Français) qui étions en difficulté (après le rejet français du projet de Constitution européenne en 2005, ndlr), nous avons aujourd'hui le devoir d'être les premiers à ratifier le Traité simplifié", a expliqué le secrétaire général de l'UMP.

D'après agence

Hollande doute du calendrier

François Hollande a exprimé dimanche des doutes sur la possibilité de voir le traité européen adopté vendredi dernier à Lisbonne ratifié par le Parlement français avant la fin de l'année, comme en a exprimé le souhait le président Nicolas Sarkozy. Ce ne sera "pas possible au mois de décembre", a-t-il expliqué sur Canal+, car décembre "ce sera le Conseil européen de Lisbonne qui adoptera le traité et puis ensuite il faudra voir s'il est compatible avec la Constitution française. Donc, ça sera aux mois de janvier ou de février", a ajouté François Hollande, qui a jugé que ce nouveau traité ne permet pas "de donner une dynamique à l'Europe". Néanmoins, a-t-il dit, le PS "aura une attitude collective et responsable" et "ne s'opposera pas à la construction de l'Europe".

le 21 octobre 2007 à 18:16
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1 Commentaires

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  • Wanda, le 21/10/2007 à 19h49

    J'avais cru comprendre que, dans la cinquième république, le Président de la République était le président de tous les Français. Alors, soit tous les Français ont adhéré à l'UMP, soit l'actuel Président de la République n'est plus que le président de l'UMP. On peut aussi imaginer que la démocratie a été discrètement mise entre parenthèses, puisque le "traité simplifié" va à l'encontre du vote clair et démocratique des Français contre le projet de constitution européenne.

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