Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Bulgarie le 4 octobre 2007 © TF1Deux mois après l'épilogue heureux mais controversé de l'affaire des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy poursuit sa tournée des capitales européennes à Sofia. Il y est arrivé ce jeudi en fin de matinée, accompagné du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, et s'est rendu sur la place Saint-Alexandre Nevski, au coeur de la capitale bulgare, où il a été accueilli par son homologue Gueorgui Parvanov.
Après la Hongrie il y a quinze jours, il s'agit de la deuxième étape de la revue d'effectif engagée par le chef de l'Etat avant de prendre le 1er juillet 2008 la présidence de l'Union européenne. Le locataire de l'Elysée doit effectuer une visite en grandes pompes, mais sans son épouse Cécilia. Le couple ne veut pas en effet relancer la polémique sur le rôle éminent et inhabituel joué par la Première dame de France dans le dossier.
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En plus d'un pair, le président Guéorgui Parvanov reçoit celui dont le "courage exceptionnel", le "caractère" et "la vraie attitude de leader", selon ses propres mots, ont accéléré la libération le 24 juillet des cinq infirmières et du médecin bulgares incarcérés pendant huit ans dans les geôles libyennes. Nicolas Sarkozy recevra des mains de son homologue la plus haute distinction bulgare, la "Stara Planina", promise également à son épouse, pour services rendus au pays. Il devrait aussi rencontrer les six praticiens.
Si le dossier des infirmières en fait un peu plus qu'un banal rendez-vous diplomatique, ce voyage à Sofia est surtout l'occasion d'aborder les questions européennes. A l'ordre du jour figure ainsi "un point de situation" des travaux de la Conférence intergouvernementale (CIG), chargée de rédiger le traité qui doit remplacer la défunte constitution européenne.
Sur le front bilatéral, la France doit profiter de ce séjour pour proposer à la Bulgarie un "partenariat" en matière de construction navale, si le nouvel adhérent de l'UE confirme l'achat de quatre bâtiments militaires. Retenue en 2005 par le ministère bulgare de la Défense, l'offre de Paris, d'un montant de 750 millions d'euros, bute toujours sur les difficultés budgétaires de Sofia. Nicolas Sarkozy doit enfin prononcer à l'université Saint-Clément d'Ohrid un "discours à la jeunesse bulgare".
| "Cécilia a fait un travail remarquable" |
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