Série de couacs entre les députés UMP et le gouvernement

le 26 octobre 2007 à 20h08 , mis à jour le 26 octobre 2007 à 20h22

Les parlementaires de la majorité ont refusé un texte sur le financement politique et certains critiquent une surcharge de travail parlementaire.

TF1 / LCI François Fillon au "perchoir" de l'Assemblée nationaleFrançois Fillon au "perchoir" de l'Assemblée nationale © LCI

Suspensions  de séance à répétition, bancs clairsemés, report de votes... La semaine a été rude à l'Assemblée pour le gouvernement, contraint de battre régulièrement le rappel des députés UMP. Mercredi, l'absence des parlementaires de la majorité a empêché le vote d'une proposition de loi octroyant un financement au Nouveau Centre. Vendredi matin, les socialistes ont dénoncé le faible nombre de députés UMP présents lors du vote des franchises médicales, y voyant une volonté de leurs collègues de ne pas avaliser la "taxe sur les malades".
 
Y a-t-il eu une volonté concertée des députés UMP de faire "la grève des bancs" à l'Assemblée ? Non, les deux séquences semblent sans lien si l'on en croit les députés interrogés. Dans l'affaire de la modification des règles du financement des partis politiques, il y a clairement eu un mouvement d'humeur de la part des parlementaires UMP qui n'ont pas souhaité voter une réforme uniquement faite pour régler les problèmes de gros sous des ex-UDF. "Cette façon de faire inscrire une proposition de loi en urgence était grotesque, analyse un député UMP. Et puis il faut le dire, les parlementaires du Nouveau Centre ne sont pas très aimés chez nous. Leur revirement lors de la présidentielle leur donne une image de "traîtres". Alors, le groupe UMP a eu beau nous envoyer des sms pour aller en séance, ça n'a pas marché".

"Un problème de leadership ?"
 
En revanche, dans l'affaire des franchises médicales, le groupe UMP a été confronté au rythme très soutenu des réformes et au calendrier du travail parlementaire. "On ne peut pas être partout. Un vendredi matin, beaucoup d'entre nous sont dans leur circonscription. C'est un problème d'organisation du travail parlementaire", explique un député. Nicolas Sarkozy conduit une politique de réformes tous azimuts, le parlement a du mal à suivre". D'autres, en revanche, sont plus critiques. "Je ne comprends pas ce qui se passe. Je suis inquiète, il y a des râleurs partout au groupe, ça part dans tous les sens", déclare Marie-Jo Zimmermann (Moselle). "On n'a pas assez de pédagogie, pas assez de liant. Il y a urgence à recréer un vrai groupe. Il faut mettre de l'huile dans les rouages", exhorte-t-elle.  Aux yeux de certains élus UMP, les problèmes au sein du groupe sont, du moins en partie, liés à la gestion de son chef, Jean-François Copé.   "Il y a un problème de leadership et on n'a pas la proximité qu'on avait avec (Bernard) Accoyer", ancien président du groupe UMP devenu président de l'Assemblée, regrette un autre élu. "Copé va peut-être se rendre compte à la lumière de ce qui s'est passé cette semaine qu'il faut resserrer les boulons", ajoute-t-il.
 
A l'inverse, Valérie Rosso-Debord assure qu'il y a "une liberté de ton" et "aucune pression" au sein du groupe, rappelant qu'elle-même n'a pas voté le projet de loi immigration mardi. Elle a invité certains de ses collègues à "se saisir des lieux de démocratie interne" plutôt que de "critiquer à l'extérieur". "Ca marche plutôt bien au groupe", estime aussi le chiraquien Christian Jacob, jugeant "totalement injustifiés les procès d'intention" faits à J.F Copé. L'intéressé a assuré à l'AFP qu'il donnait "le meilleur" de lui-même pour que "les choses se passent bien" dans son groupe.
 

le 26 octobre 2007 à 20:08
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

9 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Eric, le 28/10/2007 à 23h03

    Et dires que c'est eux méme qui demandent au Français d'accepter les réformes et qui n'arrivent pas a s'entendrent.Ben ou qu'on va !

  • Wanda, le 28/10/2007 à 18h20

    La droite plan-plan de l'UMP se rend compte qu'elle s'est faite bernée par l'extrême-droite ultra libérale de Sarkozy et de sa horde. C'est un peu douloureux, mais la suite va être pire Messieurs et Mesdames de l'UMP.

  • Tschumperlé, le 27/10/2007 à 16h00

    Mais où est le Copé-cumulard-Nimbus ? Il plaide ou il garde de ses oies de l'UMP ? Faut faire son boulot quand on est élu !

  • Arthur, le 27/10/2007 à 14h07

    Tu veux qu'on parle des régimes spéciaux des députés. 5 ans à l'assemblée et une retraite de 1500? par mois alors laisse nous dans la merde et arrête de nous gaver avec les états d'âmes de l'UMP.

  • Fabrice, le 27/10/2007 à 12h10

    Je propose de faire une loi sur les 32 heures et ainsi embaucher 60 députés de plus :-)

  • POËTTE, le 27/10/2007 à 11h27

    Pauvres députés UMP , vous devez travailler , comme je vous pleint , que celà est difficile quand on n'y est pas habitué , celà va vous changer celà est certain , mais vous êtes rémunérés par nos impots , je crois , alors au boulot.

  • Joe, le 26/10/2007 à 23h11

    Pour limiter votre charge de travail, messieurs les parlementaires, il y a une solution très simple mais que vous refusez pourtant : UN SEUL MANDAT ! Comme ca au lieu d'etre maire, conseillier, député voire avoir un ou plusieurs emplois dans le privé (administrateur, agriculteur, ...). Vous aurez TOUT le temps pour vous consacrer à ce pour quoi nous vous payons grassement...

  • Jonathan, le 26/10/2007 à 22h32

    Mesdames et messieurs les députés,il faut bosser.On a un président hyperactif,nos représentans doivent suivre.On ne vous a pas élu pour être en vacances mais pour travailler.

  • Christophe, le 26/10/2007 à 20h22

    Et si c'était une consequence de l'ouverture?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience