Bayrou : le projet "accentue les dérives de nos institutions"

Par D.H. (avec agence), le 01 novembre 2007 à 22h07 , mis à jour le 01 novembre 2007 à 22h10

Le leader du MoDem affirme au Figaro qu'il se "battra" pour "changer l'orientation" de la réforme sur les institutions.

TF1-LCI : François Bayrou, le soir du 1er tour des législatives, le 10 juin 2007François Bayrou, le soir du 1er tour des législatives, le 10 juin 2007 © TF1-LCI

On ne connaît toujours pas le calendrier de la réforme, mais François Bayrou est contre le projet actuel. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) déclare qu'il se "battra pour changer l'orientation" du projet Balladur de réforme des institutions, dans un entretien au Figaro (de vendredi). Car "il accentue un certain nombre de dérives de nos institutions et de leur pratique". A la question de savoir s'il votera le projet de réforme constitutionnelle, François Bayrou répond donc : "en l'état, ce projet ne correspond pas aux attentes de ceux qui, de bonne foi, espéraient qu'on allait trouver un nouvel équilibre pour la vie politique française".

Selon François Bayrou, l'essentiel est de "libérer le Parlement de sa dépendance à l'égard de l'exécutif". "Or la proposition de coupler le premier tour des législatives avec le deuxième tour de la présidentielle accentue au contraire cette dépendance" et "renforcerait évidemment la bipolarisation", analyse l'ex-candidat à la présidentielle. "Et c'est artificiel : imaginons ce qui se serait passé si, en 2002, les législatives avaient eu lieu le jour du deuxième tour Chirac-Le Pen...", ajoute-t-il.
 
Jugeant "presque insultant" le projet de limiter à 20 sièges la dose de proportionnelle à l'Assemblée, il fustige l'idée d'une présélection des candidats à l'Elysée par un collège d'élus: "je prends le pari que les Français n'accepteront pas cette oligarchie". Quant à la possibilité pour le président de s'exprimer devant les assemblées, François Bayrou affirme : "cette adresse au Parlement ne me choque pas, à condition que les parlementaires, qui sont eux aussi des élus du peuple, puissent répondre et que le président les écoute".

Par D.H. (avec agence) le 01 novembre 2007 à 22:07
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