Carte judiciaire : les UMP frondeurs reçus à Matignon

Par La rédaction (avec agence), le 14 novembre 2007 à 12h40 , mis à jour le 14 novembre 2007 à 14h35

Selon une information LCI, François Fillon, Rachida Dati et Jean-François Copé assisteront en personne à la réunion pour tenter de désamorcer la crise. Des députés UMP menacent de voter contre le budget de la Justice jeudi si on leur supprime des tribunaux.

Rachida Dati plaidant à Paris la réforme de la carte judiciaire (29 octobre 2007)Rachida Dati plaidant à Paris la réforme de la carte judiciaire (29 octobre 2007) © TF1/LCI

Le gouvernement n'a plus que quelques heures pour calmer la fronde des députés de la majorité qui s'opposent à la suppression de tribunaux dans leurs circonscriptions, dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire. Ces derniers ont, en effet, menacé de voter contre le budget de la Justice 2008 qui doit être examiné jeudi matin à l'Assemblée nationale.

Une réunion de la dernière chance est prévue aujourd'hui à 18 heures à Matignon. Outre les députés UMP frondeurs, seront autour de la table : le Premier ministre François Fillon, la Garde des Sceaux Rachida Dati, le chef de file des UMP Jean-François Copé, et non de simples représentants des différents cabinet selon une information LCI.

Des frondeurs déterminés

"L'objectif, c'est que d'ici (la réunion de mercredi soir), des contacts  (aient lieu) entre le gouvernement et les députés pour évaluer précisément  quelles sont les formules les mieux adaptées en termes d'emplois, d'organisation  du territoire", pour "étudier les compensations nécessaires", précisé madi M. Copé à l'afp. Selon le député-maire de Meaux, il y a eu un accord pour qu'on "découple le vote du budget de la question spécifique de la carte judiciaire". "Il ne faut pas faire d'amalgame. Personne ne comprendrait", a-t-il  ajouté, tout en reconnaissant ne pas avoir eu "d'assurance" qu'aucun élu UMP ne voterait contre ces crédits.
 
"Nous continuons notre négociation, il n'y a rien eu d'arrêté" a pour sa part indiqué Alain Marc (Aveyron), l'un des députés "frondeurs". "Nous avons au moins été entendus par le président du groupe qui a su relayer notre grogne, nous espérons être entendus par la garde des sceaux", a déclaré Yannick Favennec (Mayenne). "Je maintiendrai ma position, c'est à dire voter jeudi contre le budget de  la justice si les choses n'ont pas avancé d'ici là", a-t-il averti. "J'attends avec impatience des propositions" a également déclaré Jacques Le Guen (Finistère), qui précise "avoir demandé solennellement de revenir sur la suppression du tribunal de Morlaix".
 

Par La rédaction (avec agence) le 14 novembre 2007 à 12:40
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2 Commentaires

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  • Henri, le 14/11/2007 à 14h08

    Les députés UMP frondeurs ne sont pas obligés de se représenter aux prochaines municipales.

  • Michel, le 14/11/2007 à 14h01

    Les frondeurs devront être informés des risques qu'ils encourent s'ils presistent sur cette voie. Autorité.

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