Rachida Dati présente sa réforme de la carte judiciaire à Rennes le 9 novembre © TF1Le déplacement de Rachida Dati en Corse s'annonce délicat. Les avocats des barreaux de Bastia et d'Ajaccio ont en effet décidé de suspendre temporairement les audiences pour vendredi, à l'occasion de la visite de la ministre de la Justice, qui vient détailler sa réforme de la carte judiciaire sur l'île. "Les avocats ne se présenteront pas aux audiences prévues et les affaires qui devaient être examinées seront renvoyées à une date ultérieure", a indiqué le bâtonnier de Bastia.
Les avocats appellent en outre à un rassemblement vendredi à 16h30 au tribunal de Bastia. Ils participeront également à la journée nationale de protestation le 29 novembre prochain. Dans une motion, d'abord ratifiée par les avocats de Haute-Corse et à laquelle leurs confrères de Corse-du-sud se sont ralliés jeudi soir, ils ont regretté que la garde des Sceaux "poursuive ses annonces sans concertation et sans lisibilité malgré les promesses faites" et ont exigé que les compétences des juridictions civiles et pénales de l'île soient maintenues.
Les avocats de Haute-Corse et de Corse-du-sud réitèrent leur demande de suppression des juridictions d'exception en matière antiterroriste et du dépaysement des dossiers vers le pôle spécialisé de Marseille. Ils demandent au contraire la création d'une chambre régionale antiterroriste selon la procédure de droit commun. Le projet de réforme de la carte judiciaire que doit présenter Rachida Dati pourrait aboutir, en Corse, à la suppression de trois tribunaux d'instance (Corte, Sartène et Ile Rousse), ainsi qu'à celle du greffe de Porto-Vecchio. Seuls subsisteraient alors les tribunaux de Bastia et d'Ajaccio.
Deux attentats dans la nuit |
Deux villas dont l'une appartient à un continental ont été endommagées dans la nuit de jeudi à vendredi par deux explosions, dans le golfe de Lava, au nord-est d'Ajaccio. Les deux explosions, de forte puissance, se sont produites quasiment simultanément, selon les premiers témoignages recueillis. Les deux villas, voisines l'une de l'autre, étaient inoccupées au moment des faits. L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie d'Aspretto. La nature de l'explosif utilisé est encore inconnue et aucune revendication n'a été retrouvée sur les lieux. |
D'après agence
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