François Hollande © LCI- François Hollande, premier secrétaire du PS : "On attendait des annonces et on a eu des répétitions. On a eu de nouveau le thème du travailler plus pour gagner plus. Ce soir, ceux qui pouvaient espérer un euro de plus n'auront eu rien de concret et rien d'immédiat". Le numéro un du PS a estimé que les propos du chef de l'Etat sur les 35 heures revenaient à dire qu'"il n'y a plus de durée légale" du travail à 35 heures. "S'il n'y a plus de durée légale, on ne sera plus payé en heures supplémentaires (au-delà des 35 heures) mais au tarif des heures normales. Ce ne sera plus une progression du pouvoir d'achat, ce sera une diminution du pouvoir d'achat, à même volume d'heures travaillées", a-t-il argué.
- Jean-Luc Mélenchon (PS) : "Le président de la République vient de répéter le numéro de bateleur de sa campagne électorale. Tout est dans le culot. Les pires vieilleries de la droite éculées ont été repeintes en nouveautés prétendument modernes. En une heure d'entretien le chef de l'Etat n'a annoncé que des reculs du droit du travail et des acquis sociaux des travailleurs. Cela veut dire que la gauche doit élever son niveau de résistance".
- François Bayrou (Modem) : "C'était pas mal. Un peu répétitif parfois : on commence à avoir l'impression d'avoir cent fois entendu les mêmes phrases", a-t-il déclaré Dans Le Parisien. "Sur le fond, sur la question du pouvoir d'achat, je trouve ses deux ou trois décisions principales convenables". Pour le député béarnais, "que l'on puisse échanger des RTT contre du salaire ou que l'on négocie dans les branches, et qu'on y incite, c'est bien". "Que l'on favorise les primes dans les petites entreprises en les défiscalisant, c'est juste. Qu'il ait, pour une fois évité de faire le Père Noël, c'est plutôt un progrès", a-t-il constaté.
- Jean-Marie Le Pen (FN) : "Le président de la République est un formidable bateleur. Mais si l'on cherche à voir ce qu'il y a sous le déluge de mots et de promesses, on découvre que le roi est nu. Aussi génial que soit le bateleur, il reste dans l'illusion. Et les Français commencent à comprendre qu'on ne gouverne pas un pays par des tours de magie".
- Arlette Laguiller (porte-parole de Lutte Ouvrière) : "Aucune surprise dans les déclarations de Sarkozy sur le pouvoir d'achat. Pas question bien sûr d'augmenter les salaires, alors que le gouvernement pourrait parfaitement relever le SMIC ; ni de s'en prendre aux bénéfices des grandes sociétés en particulier des trusts pétroliers. On le savait d'avance, c'est confirmé".
- Olivier Besancenot (porte-parole de la LCR) : "La régression sociale généralisée, c'est son programme, qu'il veut faire partager par les organisations syndicales. Comme porte-parole du Medef, il a fait l'apologie du travailler plus longtemps, le dimanche, jusqu'à 65 ans, ce qui veut dire détruire les 35 heures, le contrat et le code du travail". "Question pouvoir d'achat et augmentation de salaires, c'est pipeau et bouts de chandelle".
- Bernard Accoyer (UMP, Président de l'Assemblée Nationale) : "Courageux, lucide, ferme et ouvert au dialogue, Nicolas Sarkozy s'est montré soucieux de répondre directement aux attentes des Français. Il a proposé des mesures concrètes, justes et efficaces pour libérer le travail et augmenter le pouvoir d'achat. Il a annoncé un agenda social ambitieux, confirmant le cap de la réforme".
- Les Verts : "Les Verts dénoncent le discours scandaleux de M. Sarkozy. Ultra sécuritaire au début, recentré sur le président, chef d'armée à la fin, son discours fut un grand numéro de prestidigitateur, avec des méthodes qui rappellent celles de leaders dit charismatiques de bien mauvaise augure : je te montre ma force, je compatis. Je prétends la négociation sociale et je ne cède rien".
Côté syndicats, La CFE-CGC "regrette" le déblocage des fonds de participation dans les six prochains mois. Dans le même temps, le président de la CFTC a indiqué, qu'il "restait sur sa faim", qualifiant cette annonce du chef de l'Etat, de "faux pas de la soirée". Ce déblocage va "autoriser les salariés à consommer immédiatement des sommes qui normalement sont bloquées pendant cinq ans et qui sont un outil de constitution d'une épargne de précaution", a-t-il déclaré. "Cela va aussi à l'encontre de la gestion de ces sommes épargnées qui sont très largement utilisées normalement pour des achats immobiliers".
La CFE-CGC a en revanche noté avec satisfaction "l'ouverture d'un certain nombre de champs nouveaux pour la négociation" dans l'intervention du chef de l'Etat. Le règlement des heures supplémentaires dans les fonctions publiques, l'ouverture de négociation dans le domaine du travail dominical, la monétarisation possible des RTT, "nous paraissent des choses intéressantes", a souligné le syndicat. Pour FO (voir la vidéo), il n'y a "aucune mesure concrète et immédiate", tandis que pour la CFDT, Nicolas Sarkozy va "décevoir les attentes des salariés". La CGT estime de son côté que le président "n'a pas pris en compte" les "exigences des salariés en matière de pouvoir d'achat".
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