Jean-Marie Le Pen au congrès du FN à Bordeaux © TF1/LCI![]() |
| Le discours de clôture de Le Pen |
Encore trois ans avant de tirer sa révérence. Jean-Marie Le Pen, 79 ans, seul candidat, a été réélu dimanche avec 97,67% des voix, président du Front national. Pour la première fois le vote avait lieu au suffrage universel des militants. La participation a été de 53,9%, selon le FN.
Marine Le Pen a quant à elle obtenu des responsabilités clés dans l'appareil du parti, selon le nouvel organigramme du parti annoncé par Jean-Marie Le Pen. Sa fille, Marine, aura en charge, avec Bruno Gollnisch, l'une des deux vice-présidences exécutives du FN et sera responsable "de la communication, de la formation et de la propagande". Bruno Gollnisch sera désormais chargé des "affaires étrangères et européennes", et de "l'adaptation du programme du parti à l'évolution des temps", ce qui apparaît comme une nette diminution de responsabilités par rapport à ses prérogatives précédentes de délégué général.
Reconnaissance du travail
Louis Aliot, un proche de Marine Le Pen, reste secrétaire général du parti. Jean Le Pen a par ailleurs annoncé que Carl Lang, ancien secrétaire général du FN qui avait boudé les élections au comité central pour manifester son désaccord avec la gestion du parti, resterait malgré tout membre du bureau politique du parti.
Bruno Gollnisch et Marine Le Pen, qui ont obtenu respectivement 85,14% des voix et 75,76% aux élections au comité central, se sont déclarés satisfaits de leurs résultats respectifs. Bruno Gollnisch voit une "reconnaissance" du travail qu'il a accompli et Marine Le Pen la confirmation de sa légitimité au sein du parti.
Le Pen dénonce le "grand bluff" de la "rupture" de Sarkozy |
Dans son discours de clôture, Jean-Marie Le Pen a dénoncé "le grand bluff" de la politique de "rupture" revendiquée par Nicolas Sarkozy. "Nous avons 100, 200 raisons de douter de sa fameuse rupture, parce que de rupture il n'y a pas, dans aucun des domaines où pourtant elle serait nécessaire", a-t-il déclaré devant près de 700 militants. "Il n'y a pour l'essentiel que des opérations cosmétiques et médiatiques, et derrière un verbe viril ou des attitudes apparemment volontaires, il n'y a encore une fois qu'un grand bluff", a-t-il dit. Fixant le cap pour les municipales et les cantonales de mars, Jean-Marie Le Pen a indiqué que le parti devait rassembler "l'ensemble des forces patriotiques", autour d'un "programme commun simple", qui tient "en trois formules : immigration zéro, insécurité zéro, préférence nationale totale". "La lutte contre l'invasion migratoire reste en effet la priorité numéro 1", a-t-il déclaré. |
(D'après agence)
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