Nicolas Sarkozy "se prend pour Zorro"

Par D.H. (avec agence), le 04 novembre 2007 à 19h59 , mis à jour le 05 novembre 2007 à 12h10

Le mot est du socialiste Jean-Louis Bianco, peu tendre pour le chef de l'Etat. Bernard Kouchner en revanche défend son ministère et le voyage présidentiel.

TF1-LCI, Jean-Louis BiancoJean-Louis Bianco © LCI

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Les images du retour des journalistes

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Ce que deviennent les autres détenus :
la réaction de Me Collard

  • Bianco : Sarkozy "se prend pour Zorro"

"On ne peut pas diriger un Etat en se prenant pour Zorro", a estimé lundi le député socialiste au sujet de l'aller-retour effectué par Nicolas Sarkozy au Tchad. "Nicolas Sarkozy ne résiste pas à sa tentation permanente de mettre en scène son action comme s'il était le seul à agir", déplore-t-il dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France. "Le président de la République se comporte comme s'il était le sauveur", ajoute-t-il. "Ce n'est pas son rôle. Cette théâtralisation permanente est d'autant plus surprenante que Nicolas Sarkozy ne s'est pas expliqué sur les conditions dans lesquelles cette équipée a pu être possible."

  • Kouchner : un humanitaire "dévoyé"

Quelques heures après la libération des trois journalistes français et des quatre hôtesses de l'air espagnoles, ramenés par Nicolas Sarkozy (lire notre article), Bernard Kouchner, tout juste de retour d'une tournée asiatique, s'est exprimé dimanche soir pour la première fois sur le sujet. Francois Fillon a réclamé samedi à Bernard Kouchner et Hervé Morin une enquête pour déterminer les circonstances qui  ont permis à l'Arche de Zoé de dissimuler sa mission.

Le ministre des Affaires étrangères a défendu les services de son ministère qui, selon lui, ont "fait ce qu'ils ont pu" pour alerter sur les agissements d'une ONG qui par définition "n'ont pas à être régentées par l'Etat" et le déplacement dimanche de Nicolas Sarkozy au Tchad. "C'est son tempérament. Quand il s'intéresse à une histoire, quand il pense qu'il peut participer au règlement de cette histoire, il le fait", a-t-il affirmé, disant "aimer" chez le président qu'il "prenne des risques". Il a en outre dénoncé l'opération  qui a "dévoyé" l'action humanitaire, et assuré que c'était "d'abord" à la justice tchadienne de statuer. Dans un lapsus qu'il a qualifié de "révélateur", il a parlé de "l'Arche de Zozo".

  • Collard "optimiste" 

Se réjouissant du sort des journalistes et se disant "optimiste" sur la suite de l'affaire, Me Collard, avocat des inculpés, a estimé qu'il "serait scandaleux qu'on n'applique pas les accords de coopération judiciaire" aux membres de l'Arche de Zoé.

  • Marine Le Pen : "politique-spectacle" 

Invité au même moment au Grand Jury, Marin Le Pen a estimé que le voyage-éclair du président au Tchad était une manifestation de "la politique-spectacle" et "un écran de fumée" pour masquer les résultats de son action.

  • Hollande réclame une mission parlementaire

Le Premier secrétaire du Parti socialiste s'est félicité dimanche de la libération des trois journalistes français détenus au Tchad et souhaité qu'une mission d'information parlementaire puisse faire la lumière sur  l'affaire de l'Arche de Zoé. François Hollande a également demandé que les membres de l'association soient rapatriés en France et y soient jugés "si nécessaire." Il s'est également demandé si le rôle de Nicolas Sarkozy était d'aller chercher lui-même au Tchad les journalistes et les  quatre hôtesses de l'air espagnoles libérées dans l'après-midi. "Je crois que le mieux, c'est de faire le clair sur tout ce qui s'est passé et de faire en sorte que les sanctions puissent être prononcées en France", a-t-il dit.

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Les mots de Hollande

  • Bianco reproche à Sarkozy de "se prendre pour Zorro"

Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes de Haute-Provence, critique, dans un entretien à paraître lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France (de lundi), le comportement de Nicolas Sarkozy dans l'affaire de l'Arche de Zoé, affirmant qu'"on ne peut pas diriger un Etat en se prenant pour Zorro". "Que trois Français et quatre Espagnols soient libérés, c'est évidemment une bonne nouvelle. Mais Nicolas Sarkozy ne résiste pas à sa tentation permanente de mettre en scène son action comme s'il était le seul à agir", déclare-t-il.

  • Le Parti communiste s'est pour sa part félicité de ces libérations souhaitant qu'il soit "mis fin à toute cette affaire dans les plus brefs délais".
Par D.H. (avec agence) le 04 novembre 2007 à 19:59
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