Nicolas Sarkozy à son arrivée au Tchad le 4 novembre 2007 © TF1| Les images du retour des journalistes |
| Ce que deviennent les autres détenus : la réaction de Me Collard |
Paris-N'Djamena, aller-retour express - et sept détenus de la justice tchadienne de retour en Europe : plein succès pour le voyage de Nicolas Sarkozy au Tchad... Mais le chef de l'Etat devait-il vraiment faire le déplacement en personne ? Et surtout, quelles seront les conséquences à moyen terme de cette expédition ? Dans Le Figaro, Yves Thréard note que l'affaire des infirmières bulgares et celle du Tchad sont des "succès pour Sarkozy". Il estime néanmoins que "ces deux épisodes nous obligent à réfléchir sur notre politique africaine. S'il doit y en avoir une."
Dans Libération, Didier Pourquery argumente déjà avec les mots de Nicolas Sarkozy : "On me reproche ça, mais qu'est-ce que j'aurais entendu si je ne l'avais pas fait." L'éditorialiste souligne toutefois que Nicolas Sarkozy s'est rendu "au Tchad pour y chercher des journalistes qui de toute façon allaient être libérés". Et de s'étonner du discours du président qui "respecte la justice tchadienne tout en affirmant que les inculpés ont le droit au respect de leurs droits".
"Cécilia à Tripoli, Nicolas à N'Djamena"
Michel Kubler souligne la "libération symbolique par un chef de l'Etat en posture de pompier" dans La Croix et se demande "qui est, dans le drôle de monde ainsi dessiné, le plus urgemment à sauver". Patrick Apel-Muller dans L'Humanité est certain que "Nicolas Sarkozy pense effacer l'attitude calamiteuse des pouvoirs publics devant l'entreprise Zoé en faisant le voyage de N'Djamena", et juge qu'il "est moins pressé de négocier avec les salariés qui vont se mobiliser dans les semaines prochaines".
Dans la presse régionale, le ton est généralement plus mordant, voire ironique. Dans Nice-Matin, François Rosso évoquant les succès de du président, en vient à "regretter qu'un Français n'ait pas été pris en otage par les militaires birmans (...) Quelques bonzes auraient pu y gagner quelques années de vie, grâce à Sarko-Zorro." "Encore une fois, Nicolas Sarkozy n'a eu besoin de personne. Pas même de Cécilia", ironise Jacques Camus dans La République du Centre. "Cécilia à Tripoli, Nicolas à N'Djamena" pour Alexandre Morel de La Montagne, "c'est la même chose : la mise en scène d'un retour de détenus qui, tant en Libye qu'au Tchad, était pourtant déjà acquis". Même analyse, pour Dominique Garraud de La Charente Libre : "Le chef de l'Etat a mis à profit l'imminence d'une décision qui était visiblement déjà dans les tuyaux diplomatiques pour 'sauter' sur N'Djamena".
D'après agence
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