Les Sages dont Chirac vont trancher

le 14 novembre 2007 à 18h30 , mis à jour le 15 novembre 2007 à 10h37

Le Conseil constitutionnel rendra jeudi une décision très attendue sur le recours déposé par la gauche.

Arrivée de Jacques Chirac au Conseil constitutionnel (15 novembre)Arrivée de Jacques Chirac au Conseil constitutionnel (15 novembre) © TF1/LCI

C'est la première fois depuis la fin de son mandat en mai que le précédent locataire de l'Elysée siègera en séance plénière au Conseil constitutionnel. Interrogé lors d'une visite à la Cité de l'immigration le 19 octobre, Jacques Chirac s'était refusé à exprimer son sentiment sur les tests ADN. "J'ai naturellement une conviction personnelle sur ce problème", mais "je ne peux pas me permettre le moindre commentaire", avait-il déclaré. Outre l'article 13 de la loi Hortefeux, qui introduit "le test des empreintes génétiques dans le droit des étrangers", les requérants demandent la censure de l'article 63 autorisant "les statistiques ethniques".

Le recours, déposé par le groupe PS, est signé aussi par des députés du groupe GDR (communistes et Verts) et par François Bayrou, président de l'UDF-Modem. S'y sont joints les sénateurs socialistes, communistes et radicaux de gauche. Selon les signataires, l'article 13 constitue "une violation du droit au regroupement familial et du droit à la vie privée et familiale" et une "violation du principe d'égalité devant la loi entre les familles", parce qu'il aboutit à privilégier la famille nucléaire biologique au détriment des autres formes de familles recomposées ou adoptives.
 
Ils considèrent que "le droit au regroupement familial et à mener une vie de famille normale sont des libertés fondamentales protégées, indépendamment de la nature de la famille". "Sauf à établir le critère biologique comme critère unique et exclusif de la famille, il est contraire à ces principes fondamentaux de distinguer à partir des empreintes génétiques la famille acceptable de celle qui ne l'est pas", assurent les signataires. Le recours vise également à la censure de l'article 63 sur les "statistiques ethniques". Les requèrants y voient un "cavalier législatif" sans aucun lien avec l'objet du texte. Par-delà les arguments juridiques, les opposants aux tests ADN entendent placer le débat sur le terrain de la défense des "principes républicains" et de la "dignité humaine", en s'adressant "à la conscience de chacun des membres du Conseil constitutionnel". Ils souhaitent s'appuyer particulièrement sur la présence parmi les Sages de deux anciens présidents de la République française: Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac.
 
 

le 14 novembre 2007 à 18:30
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7 Commentaires

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  • Alain, le 15/11/2007 à 10h15

    Un élément à mettre à l'actif de Chirac, s'est d'avoir passé le septennat au quinquennat. OUF! on a économisé 2 ans de ....... Et le voici qui reviendrait nous faire d'autres dégâts ???

  • PATIN Didier, le 15/11/2007 à 09h57

    Quelle différence existe t'il entre l'UMP et le FN, pour moi pas ils sont aussi faschistes l'un comme l'autre, on frappe et après et discute.

  • Ludo, le 15/11/2007 à 09h57

    Ah.. Le "Conseil Constitutionel".. quelle rigolade ce placard pour politiciens pas clairs ! Pauvre France !

  • Odile, le 15/11/2007 à 09h01

    Bonjour ! Malgré tout ce qu'on peut dire de notre ancien Président, je dois dire que ça me fait plaisir d'entendre parler de lui et de le revoir dans le Conseil Constitutionnel !

  • Big foot, le 15/11/2007 à 08h58

    Bonjour elle est bien bonne. chirac parmi les sages.est-ce un poisson d'avril en novembre?

  • Michel, le 15/11/2007 à 08h49

    J. Chirac et JL Debré vont mettre tout en oeuvre pour casser la politique du Président Zarkosy, est ce très judicieux de leur avoir donné un tel pouvoir ??????

  • Michel, le 15/11/2007 à 07h50

    Cà m'étonnerait que Chirac accepte les tests ADN. Tout simplement parce que c'est Sarkosy.De plus, il y a VGE qui siège aussi alors... Si la réponse est négative, les expulsions augmenteront et les sages seront discrédités. Ils le sont déjà à moitié.

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