Sarkozy mobilisé, la gauche critique

le 27 novembre 2007 à 17h55 , mis à jour le 27 novembre 2007 à 23h40

Le chef de l'Etat organise mercredi matin une réunion sur les violences du Val d'Oise tandis que la gauche accuse le pouvoir d'inaction.

Le président lors de la cérémonie du 11-Novembre/TF1Le président lors de la cérémonie du 11-Novembre © TF1

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Prise de bec sur les violences à l'Assemblée

Nicolas Sarkozy était loin, mais il a suivi la situation de près. Après les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel et se sont répandues dans les communes alentours, le chef de l'Etat s'est directement impliqué dans la gestion des opérations, malgré son déplacement en Chine. En donnant des "recommandations" à la ministre de l'Intérieur qu'il a eue deux fois au téléphone mardi matin, tout comme le Premier ministre.

Preuve du souci de l'exécutif de ne pas laisser la situation se dégrader davantage encore, Nicolas Sarkozy, à peine rentré de Chine, se consacrera tôt mercredi matin aux événements de Villiers-de-Bel. A 7h30, il se rendra à l'hôpital d'Eaubonne (Val-d'Oise) où a été admis le commissaire divisionnaire grièvement blessé lors de la première nuit de violences. A 9h, il recevra les familles deux deux adolescents tués dimanche. Selon l'Elysée, le président verra dans la foulée le maire de cette commune, Didier Vaillant (PS). A 9h45, il présidera une réunion sur la sécurité avec le Premier ministre François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (Justice) et Fadela Amara (Ville). Le Conseil des ministres aura ensuite lieu à 11h.

En attendant, Fillon montre sa fermeté

En l'absence du chef de l'Etat, l'exécutif a durci le ton mardi. François Fillon qualifiant de "criminels" ceux qui ont tiré sur des policiers et annonçant que l'Etat "se battra" pour éviter la contagion. Ce ton contraste avec l'appel lancé par Nicolas Sarkozy qui, lundi depuis Pékin, avait souhaité que "chacun s'apaise". De même, la préfecture du Val-d'Oise s'était refusée à donner un bilan précis des policiers blessés "par souci d'apaisement". Message resté sans effet puisque le Val-d'Oise a été le théâtre d'une deuxième nuit de désordres.

Craignant une réédition des violences de 2005, l'exécutif veut au plus vite "ramener la paix" dans les villes touchées. Le Premier ministre a fait deux visites -mardi matin et mardi soir- à Villiers-le-Bel. Il a promis que la justice "punira sévèrement" les "criminels" qui ont fait feu sur les forces de l'ordre. La Garde des Sceaux, Rachida Dati, a donné mardi des consignes en ce sens aux parquets. 

"Le mirage de la République apaisée"

Face aux émeutes, la classe politique s'est divisée. Mardi après-midi, Manuel Valls, député-maire PS d'Evry, et Benoît Hamon, eurodéputé socialiste, s'en sont notamment pris au pouvoir exécutif. Interpellant le gouvernement, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale, M. Valls a affirmé: "il est temps de nous écouter, de prendre la mesure de l'échec qui est le vôtre sur la question essentielle qui est celle de sécurité de nos concitoyens dans les quartiers populaires".  "La police de proximité, si utile pour établir la confiance entre forces de l'ordre et les habitants, n'a pas été rétablie", or "c'est ce que vous demandent tous les élus sur tous les bancs au Sénat et à l'Assemblée: il est temps de nos écouter et prendre les mesures", a-t-il lancé.

De son côté, Benoît Hamon relève dans un communiqué : "Depuis 48 heures, le mirage de la République apaisée promise par le président de la République laisse la place au spectacle désolant d'une France ghettoïsée, minée par le désordre public et social, l'injustice, la violence et les discriminations". Benoit Hamon accuse le gouvernement d'"encourager la constitution de ghettos : ghettos de riches dans quelques quartiers dont la population est toujours plus favorisée, ghettos de pauvres dans les quartiers laissés à l'abandon".    "Il est urgent que les pouvoirs publics prennent la mesure de la situation. au lieu de cela, nous assistons aujourd'hui à une quasi-vacance du pouvoir", accuse-t-il.

le 27 novembre 2007 à 17:55
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8 Commentaires

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  • Nouchka, le 27/11/2007 à 20h11

    C'est marrant on n'a pas encore vu Ségolène en banlieu, ça ne doit pas être assez chic pour elle. Les dinosaures du PS devraient la fermer.

  • Christiane, le 27/11/2007 à 19h57

    La gauche aurait fait quoi ? elle aurait été dans la même situation ne faisant ni mieux ni pire !

  • Salaberry, le 27/11/2007 à 19h51

    Messieurs les socialistes vous devriez avoir honte, vous n'etes bons qu'à critiquer, au lieu d'apporter votre aide au pays en n'y jetant pas d'huile, qu'avez vous fait lorsque vous etiez en poste

  • Bb, le 27/11/2007 à 19h33

    "A 9H00, il recevra les familles deux deux adolescents tués dimanche" et il recoit quand la famille de l'etudiante poignardee dans le RER par un recidiviste laisse en liberte

  • DD, le 27/11/2007 à 19h03

    Ce qui m'agace c'est les commentaires type : c'est la faute de la gauche ! depuis plus de 5 ans , l'ump est au pouvoir en France , il va falloir combien de temps pour qu'ils resolvent le problème ? C'est facile de rejeter la responsabilité sur les autres !!!!

  • Pietro, le 27/11/2007 à 18h55

    Après avoir préché le laxisme pendant des années pour les voyous, la gauche pourrait au moins avoir la pudeur de la mettre en veilleuse...

  • Nana, le 27/11/2007 à 18h51

    Ouf un peu de grain à moudre pour le PS... ,ils vont enfin avoir un sujet pour exister mais attention sur ce terrain vous êtes un peu en décalage avec la réalité et vous pourriez ne pas être entendu par une bonne majorité des Français.

  • Nicolas, le 27/11/2007 à 18h37

    A l'aube d'une 3ème nuit de violence, le fabuleux parti PS préfère une fois encore jouer à "c'est la faute de..."...C'est assez lamentable !

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