Traité simplifié : le PS hésite, mais de moins en moins... © LCIQuelle attitude adopter vis-à-vis du nouveau traité européen, qui doit être signé par les 27 pays le 13 décembre prochain à Lisbonne ? Au sein du Parti socialiste, la question doit être tranchée mardi soir à l'occasion d'un bureau national. Puisque le chef de l'Etat souhaite faire ratifier le traité par le Parlement réuni en Congrès, et non par référendum, le parti doit en effet décider si ses députés voteront le texte, s'ils voteront négativement, s'ils s'abstiendront ou s'ils seront absents de la séance. Ils devront un première fois s'exprimer à l'Assemblée sur un projet de loi de révision constitutionnelle. Si celui-ci est voté, les députés et sénateurs seront alors réunis en Congrès.
Afin d'éviter l'écueil d'une division à quatre mois des municipales, le PS devrait se prononcer favorablement. Car même si une minorité devrait maintenir sa position pour le refus de vote ou l'abstention, le vote du bureau national ne devrait pas rallumer la guerre intestine et ravageuse de 2005 sur le traité constitutionnel européen, le nombre et l'ardeur des partisans socialistes du non à ce texte s'étant effilochés entre-temps, face à un camp du oui décomplexé ces dernières semaines. Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, a dit mardi qu'il ne doutait pas que le bureau national du PS sera "majoritairement pour le oui". "Ce traité est ce qu'il est. Soit, on le prend et l'Europe peut avancer, soit on le refuse et l'Europe reste dans l'impasse."
La question d'un référendum repoussée
Le Parti a toutefois décidé de repousser la question de l'organisation d'un référendum sur le nouveau traité, un sujet qui continue de diviser profondément les socialistes. "Ce soir, l'objectif est de trancher la position du Parti socialiste sur le traité de Lisbonne lui-même", a déclaré Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire François Hollande, sur BFM TV. "Nous verrons, au moment où va être convoqué le congrès, quelle sera la position des socialistes" sur le sujet, a-t-il précisé.
La quasi-totalité des partisans socialistes du non au traité constitutionnel européen de 2005, rejeté par le peuple français, continue en effet de réclamer un référendum sur le nouveau traité, en faisant valoir que "ce qui a été tranché par le peuple ne peut être remis en cause que par le peuple". Laurent Fabius estime ainsi que l'absence d'une consultation populaire serait "un déni de démocratie". Mais avant de trancher sur ce débat, la direction du bureau national préfère attendre quelques semaines, et non donner à nouveau l'image d'un parti au bord de la division.
(D'après agence)
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