Christine Boutin/image d'archives © TF1/LCI"Comment le bras droit de Boutin a exercé son droit au logement". Le Canard Enchaîné révèle mercredi que le directeur de cabinet de la ministre du Logement loue un appartement à loyer modéré, à Paris depuis 1981. Confirmant l'information de l'hebdomadaire satirique, le ministère du Logement explique que Jean-Paul Bolufer loue un logement à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981 et qu'il paye ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.
Selon Le Canard Enchaîné ce préfet hors cadre, bénéficie d'un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal, dans le Ve arrondissement, avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l'hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.
"Une situation locative bien connue"
Jean-Paul Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Selon le Canard, il l'aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007 mais bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels.
Selon l'hebdomadaire satirique, le bras-droit de Christine Boutin avait déclaré le 16 novembre dernier sur France Culture : "Qu'aujourd'hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être, et que se trouvent dans la rue des gens qui devraient être dans les HLM, je considère que c'est un véritable scandale"....
Dans un communiqué transmis en début de soirée à l'AFP, le ministère du Logement "s'étonne du contexte dans lequel ces allégations apparaissent s'agissant d'une situation locative bien connue". "Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu'il est titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir bénéficié à aucun moment d'un privilège personnel (...) Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu'à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient d'exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications requises", ajoute le communiqué. "Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère diffamatoire relèverait désormais de l'intervention de son avocat", conclut le ministère.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





