Marie George Buffet lors de sa déclaration officielle le 22 avril © LCILe Parti communiste français doit-il changer de nom ? C'est une des questions que se posent les quelque 1500 délégués du parti, réunis en assemblée extraordinaire ce week-end à Paris. Car selon Olivier Dartigolles, porte-parole du parti, si "le communisme est pour nous un déterminant essentiel", il "renvoie massivement, dans la société, à des expériences historiques qui se sont effondrées et des expériences actuelles qui suscitent débats et critiques". Il faut donc donner "un sens clair et actuel au communisme de notre temps", a-t-il dit, proposant que le débat reste ouvert sur toutes les options, y compris la création d'un nouveau parti. Il faut "écrire une nouvelle page du communisme" en "révolutionnant" le PCF, a estimé la secrétaire nationale du parti, Marie-George Buffet, lors du discours de clôture.
"Nous sommes trop communistes, nous ne le sommes pas assez", a rétorqué Patrice Bessac, patron de la fédération de Paris et proche de Marie-George Buffet. Il propose ainsi "une démocratisation profonde" du PCF, dont "la direction est paralysée par le jeu des tendances". Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité, refuse lui "la création d'une nouvelle force par constat de faillite". Selon lui, le PCF doit dans l'année à venir prendre "l'initiative" sur le terrain. Une proposition soutenue par Jean-Marc Coppola, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône : "la forme et le nom du parti" seront le résultat de ce mouvement qu'il aura su créer.
"Un moment charnière"
A l'opposé, Roger Martelli, chef de file des Refondateurs, proche des antilibéraux, est formel : "si nous donnons l'impression que nous nous contentons de continuer dans la forme actuelle, les mêmes causes produiront les mêmes effets". Partisan d'une nouvelle force politique intégrant une sensibilité communiste, il "propose de prendre le temps de la réflexion sur toutes les options" et de "ne fermer aucune porte dans l'immédiat".
Dimanche, l'assemblée a adopté un texte qui servira de cadre à la rénovation du parti dans la perspective du Congrès de fin 2008, en laissant ouvertes les différentes options allant d'un maintien de l'identité communiste à son dépassement. La mandat, adopté à la majorité, précise notamment qu'il ne faut "exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni de prendre d'avance une orientation" avant le Congrès de 2008. Il souligne aussi "l'attachement politique des communistes au PCF".
D'après agence
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