Nicolas Sarkozy lors de ses voeux le 31 décembre 2007 © DRPour ses premiers vœux , le président de la République a cherché à moderniser la formule. Nicolas Sarkozy était en direct ce lundi 31 décembre à 20 heures pour ses voeux radiotélévisés. La formule, inédite en France pour ce bref rendez-vous traditionnel dont la séquence était jusqu'à présent enregistrée par les chefs de l'Etat, a en outre été abrégée.
En 8 minutes, le chef de l'Etat n'a pas fait d'annonce de fond, mais cherché à convaincre sur sa méthode, dressé le bilan de son oeuvre, puis listé ses chantiers à venir en 2008, rappelant son programme.
"J'ai pu commettre des erreurs"
"J'ai fait tout ce que je pensais possible de faire en tenant compte des exigence du dialogue social", a-t-il notamment commenté à propos de l'année écoulée, s'adressant à la fois à ceux qui "trouvent que cela n'est pas allé assez vite" en 2007. Et de résumer sa méthode : "convaincre et rassembler, non heurter et diviser", avant de s'adresser à ceux qui "pensent que le changement a été trop rapide".
"J'ai pu commettre des erreurs", a-t-il aussi concédé. Mais "Je ne vous tromperai pas, je ne vous trahirai pas", a répété le président selon une formule qu'il avait utilisée au jour de son élection le 6 mai dernier. "Je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours. Je ne m'autoriserai aucune hypocrisie." "Bien sûr, tout ne peut être résolu en un jour ! Mais croyez-le bien, ma détermination est sans faille. Malgré les obstacles, malgré les difficultés, ce que j'ai dit, je le ferai", a-t-il encore promis.
"Beaucoup reste à faire"
En 2008, "les premiers résultats de l'action entreprise devraient se faire sentir", malgré la crise finaicère, a prédit le président. "Beaucoup reste à faire, mais j'en suis conscient." Nicolas Sarkozy a alors listé les chantiers à lancer en "urgence", un mot qu'il a martelé. Urgence notamment pour que "la France devienne exemplaire en matière d'environnement" ou encore pour lancer un "dialogue" international.
"Avec 2008, une deuxième étape s'ouvre", a-t-il ainsi affirmé. Celle "d'une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation". En un mot : "nous avons besoin d'une politique de civilisation". Qui soit désormais plus proches des "causes réelles de nos maux" et qui laisse la place non plus aux "discours" mais aux "résultats".
"Mon voeu le plus cher"
Le chef de l'Etat a ainsi insisté sur la place qu'il veut donner à la France sur la scène internationale. Une France qui selon lui a pris un "retard" important dans le monde et qui nécessite une politique de "changement profond". "Notre vieux monde a besoin d'une nouvelle renaissance", a lancé Nicolas Sarkozy selon une formule empruntée à Georges Pompidou.
"Eh bien que la France soit l'âme de cette renaissance. Voici mon voeu le plus cher pour cette année qui vient. Que la France montre la voie ! C'est ce que depuis toujours tous les peuples du monde attendent d'elle", a dit le chef de l'Etat, rappelant son idée de créer une Union de la méditerranée, alors que la France présidera l'UE au second semestre 2008.
| Un "pot" de réveillon à l'Elysée |
Cinq ministres et neuf secrétaires d'Etat, soit 14 membres du gouvernement sur 33, se sont rendus lundi soir à l'Elysée pour un "pot amical" à l'invitation de Nicolas Sarkozy à l'occasion du réveillon du Nouvel an. Entre 19h30 et 20h sont arrivés au palais présidentiel les ministres Xavier Bertrand (Travail), Roselyne Bachelot (Santé), Christine Albanel (Culture) et Michèle Alliot-Marie (Intérieur). Rachida Dati (Justice) a fait son entrée après les voeux télévisés du président. Ils se sont retrouvés dans le salon Murat, au rez-de-chaussée, où se tient chaque semaine le conseil des ministres. Le Premier ministre François Fillon était absent: de retour de quelques jours à la montagne, il a rejoint son fief de Solesmes, dans la Sarthe. Il a affirmé dans un communiqué, après les voeux du président, que "dès ce soir, le gouvernement est prêt pour accomplir la deuxième étape que le président a appelée de ses voeux : celle des réformes de civilisation". |
Retour MYTF1

Chargement en cours...




