Sarkozy s'exprimera-t-il devant la Commission Libye ?

le 09 décembre 2007 à 10h53 , mis à jour le 09 décembre 2007 à 10h54

Une audition du chef de l'Etat n'est pas exclue, malgré la séparation des pouvoirs, estime Pierre Moscovici, président socialiste de la Commission.

TF1/LCI Cécilia Sarkozy accompagne les infirmières à leur arrivée à l'aéroport de SofiaCécilia Sarkozy accompagne les infirmières à leur arrivée à l'aéroport de Sofia. Nicolas Sarkozy est resté "toute la nuit avec elle au téléphone" pendant les négociations. © TF1/LCI

Cécilia Sarkozy ne sera pas entendue par la Commission d'enquête parlementaire sur la libération des soignants bulgares de Libye, malgré son rôle dans cette affaire. Mais il pourrait ne pas en être de même pour Nicolas Sarkozy... C'est Pierre Moscovici, président socialiste de la Commission, qui évoque cette possible audition dans une interview au Journal du Dimanche.
 
Interrogé à la veille de la visite en France du colonel Kadhafi sur les travaux de la commission d'enquête, il a réitéré ses regrets que le témoignage de Cécilia Sarkozy n'ait pu être recueilli. Cécilia Sarkozy a "joué un rôle très important, plus important que je ne le pensais moi-même" dans la libération des infirmières et du médecin détenus en Libye, a-t-il estimé. "C'est elle qui, dans un entretien en tête à tête, a obtenu du colonel Kadhafi l'annonce de la libération des soignants. Son témoignage aurait donc été plus qu'utile, d'autant qu'il n'y a aucune raison juridique pour qu'elle ne soit pas auditionnée. Mais l'UMP a refusé de permettre sa convocation", a expliqué Pierre Moscovici.
 
"Une préoccupation humanitaire sincère" chez Nicolas Sarkozy
 
"En revanche, estime le président socialiste de la Commission Libye, malgré la séparation des pouvoirs, il n'est pas exclu que nous rencontrions Nicolas Sarkozy, personnage central de cette affaire". Pierre Moscovici a estimé que dans cette affaire, "la préoccupation humanitaire (de Nicolas Sarkozy) était sincère, qu'il a voulu réellement la libération des soignants, mais qu'il souhaitait aussi étendre l'influence française dans cette partie de la Méditerranée".
 
En outre, "tous les industriels que nous avons auditionnés ont reconnu que la libération des infirmières et du médecin, puis les relations qui se sont nouées entre la France et la Libye ont été un accélérateur puissant de contrats militaires et de perspectives de contrats nucléaires", a ajouté Pierre Moscovici. "Mais en ces domaines, la sagesse commande d'être vigilant et de s'assurer qu'on a affaire à un régime sûr", a déclaré le secrétaire national du PS aux questions internationales.
 

D'après agence

le 09 décembre 2007 à 10:53
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4 Commentaires

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  • Claude, le 09/12/2007 à 15h57

    Mais monsieur Moscovici, c'est ce que l'on vous dit depuis le début. C'est vous qui cherchez des "trucs pas nets". Madame Cécilia Sarkozy n'a pas joué les potiches. C'est son équation personnelle qui, ajoutée à celle du Président, a été déterminante. En fait n'ayant pas de rôle à jouer dans la vie politique de notre pays, vous jouez, vous et votre parti, à l'enfonceur de portes ouvertes. C'est une occupation comme une autre mais aujourd'hui nous avons surtout besoins de gens "qui s'y collent" et qui participent au difficile redressement de la France que vos petits camarades ont mis bien bas. Les gamins peuvent aller jouer ailleurs. Ouste...

  • Wanda la survireuse, le 09/12/2007 à 14h08

    Quel intérêt d'entendre Sarkozy? Les catholiques admettent l'infaillibilité pontificale, les sarkozystes ne jurent que par l'infaillibilité présidentielle. Plus une (bonne) dose d'arrogance. Je n'entends parler que d'intérêt humanitaire, mais ce soudain intérêt est assorti de milliards de contrats, d'armement, entre autre. Alors pourquoi l'entendre. Ce ne serait qu'une tribune de plus pour le voir et l'entendre pérorer.

  • Guillaume, le 09/12/2007 à 12h04

    C'est genial ces commissions ou finalement aucun interesse n'est invite à s'exprimer.

  • Michel, le 09/12/2007 à 12h03

    Il y a en France des difficultés plus importantes que cette histoire de Libye. Mr Moscovisi ferait mieux de travailler aux réformes de son parti. Cà sent un coup fourré de la gauche qui n'a que çà à faire car elle n'apprécie pas Sarkosy qui est partout et va vite:tout simplement parce que c'est un gagnant.. Opposition en mauvaise santé..

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