Le maire de Paris Bertrand Delanoë, invité du Grand rendez-vous, le 27 janvier 2008 © TF1/LCIDes alliances avec les Verts ou le MoDem, "mais sur des bases saines c'est-à-dire sur des idées et pas sur des combinaisons". Ainsi le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a qualifié au Grand rendez-vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien Aujourd'hui dimanche les éventuelles alliances qu'il était prêt à faire à l'occasion des élections municipales de mars prochain. "Je suis prêt à m'allier", a-t-il dit, ajoutant qu'il ne voulait pas "des calculs politiciens".
Il a également démenti "formellement" qu'un accord au deuxième tour a été conclu avec le parti de François Bayrou. "Je constate une grande évolution du Modem et je veux être respectueux de cette évolution", a dit le maire de Paris. "Regardez Mme de Sarnez", qui est "conseillère de Paris élue sur une liste RPR, elle est maintenant beaucoup plus ouverte, c'est une évolution que je note", a dit le maire de Paris à propos de la candidate du Mouvement démocrate à la mairie de Paris. "Je prends le MoDem au sérieux, il y a des idées que je trouve intéressantes", a-t-il dit. Bertrand Delanoë a toutefois précisé qu'il se tournerait "d'abord vers les Verts" pour des alliances "mais à la proportion de ce que les citoyens leur auront donné dans chaque arrondissement".
Pas de match entre lui et Royal
Le maire de Paris, considéré comme un possible candidat à la succession de François Hollande au PS, a par ailleurs affirmé qu'il ne se considérait "pas dans un match" avec Ségolène Royal, qui avait réaffirmé un peu plus tôt ses ambitions. "Moi, je ne fais pas de la politique avec un plan de carrière", a-t-il dit. "Si je peux, sans rien retrancher à mon travail de maire de Paris, si je suis réélu, donner à mon pays, par des valeurs de la gauche incarnées par le PS, je le ferai de bon coeur, mais je ne suis pas dans un calcul tactique, politicien, ou pour une place", a-t-il affirmé.
Pour Bertrand Delanoë, "le Parti socialiste a besoin de rénover profondément sa pensée, de rénover profondément notre manière de faire de la politique ensemble, et la question du leader ne peut venir qu'après". "J'ai toujours conçu l'engagement politique comme, à partir d'un idéal, une utilité concrète pour les citoyens", a-t-il ajouté. Cela signifie qu'il faut "faire en sorte que pendant six ans, dans les communes, les départements, la politique menée en matière d'école, de logement, de transport, de dynamique économique, de politique sociale, protège, serve les Françaises et les Français", a-t-il expliqué. "Toute autre préoccupation est déplacée", a-t-il jugé, tout en se défendant de viser ainsi Ségolène Royal. "Elle fait ce qu'elle veut", a-t-il dit. "Je respecte les ambitions personnelles des unes et des autres."
Delanoë favorable au rachat de toutes les licences de taxis |
Dans la même émission, Bertrand Delanoë s'est prononcé en faveur du rachat des licences de taxis par la puissance publique, se disant prêt "à mettre beaucoup d'argent pour ça". Les chauffeurs de taxi, qui ont appelé à une grève le 30 janvier, s'opposent à la déréglementation de leur profession proposée par la commission Attali. Le maire de Paris a dit ne pas aller dans le même sens que son rapport. "J'ai d'autres idées, très réformatrices, mais ce ne sera pas sans la profession", a-t-il dit, tout en rappelant avoir, au cours de son mandat, fait "beaucoup de propositions qui ont abouti à augmenter de 900 le nombre de taxis à Paris, avec aujourd'hui un rythme annuel de 300 voitures supplémentaires". |
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





