Les voeux de François Hollande à la presse (10 janvier 2008) © TF1/LCIBlois, Cahors, Rodez, Montauban, Quimper, Saint-Brieuc, Laval, Brive, Strasbourg... François Hollande a estimé jeudi que la gauche "peut prendre 30 villes" aux prochaines municipales de mars. "La menace à droite, c'est que son électorat ne se déplace pas" a analysé le Premier secrétaire du PS. Il a cependant prôné la prudence : "Ce n'est pas parce qu'il y a une chute de popularité de Nicolas Sarkozy que pour autant les socialistes doivent tomber dans l'euphorie, ils doivent mériter la confiance de leurs concitoyens", a-t-il estimé lors d'un déplacement dans le cadre des municipales à Neuilly-sur-Seine, l'ancien fief du président.
A propos de ce dernier en forte baisse dans les dernier sondages, François Hollande a estimé que Nicolas Sarkozy "paie cher ses vacances" et son "comportement personnel". "Certes elles (ses vacances) ne lui ont pas coûté, mais, politiquement, elles lui coûtent" -une référence implicite au yacht et à l'avion prêtés par Vincent Bolloré au chef de l'Etat lors de ses vacances en Egypte. "Il ne peut pas y avoir un hiatus aussi grand entre les sacrifices qui sont demandés aux Français pour leur vie quotidienne et le train de vie de Nicolas Sarkozy au sommet de l'Etat", a-t-il insisté, en visite cette fois à Palaiseau, dans l'Essonne.
A propos de la campagne socialiste des municipales, François Hollande a promis : "on va être partout présent, on ne va pas cacher nos étiquettes, on va bien dire qu'on est de gauche", ironisant sur les candidats de l'UMP qui "vont maintenant dire qu'ils ne sont plus UMP, qu'il ne connaissent pas Nicolas Sarkozy, qu'ils ne l'ont d'ailleurs jamais rencontré et qu'ils ne soutiennent pas la politique du gouvernement, qu'ils sont dans l'apolitisme".
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