Bertrand Delanoë, le 1er septembre 2007, à l'université d'été du PS à La Rochelle © TF1-LCI| Opération "portes ouvertes" chez une élue de Paris |
En marge des vœux de Bertrand Delanoë à la presse vendredi matin, son équipe ne parlait que de ça. Comment réagir à la sortie de Françoise de Panafieu sur le logement social jeudi, une sortie aux allures de grand déballage ? Contrairement à ce qu'elle avait promis lors de ses vœux il y a huit jours, la candidate UMP a pointé jeudi des noms d'élus socialistes occupant des appartements de la ville, notamment la maire PS du XIIème, Michèle Blumenthal. Comme on lui demandait sur France Inter si sa directrice de campagne Brigitte Kuster "bénéficiait" d'un logement de ce type, Françoise de Panafieu a répondu : "oui, mais comme des maires d'arrondissement de gauche". Elle a précisé : "comme la maire du XIIème arrondissement, comme la députée du XIIème (ndlr Sandrine Mazetier, PS), comme le premier adjoint du XIIème".
"Aujourd'hui, dans la population, des choses qui étaient acceptées il y a dix ans ne le sont plus", a-t-elle poursuivi, enfourchant le thème de la transparence. 'La droite parisienne qui s'empare de cet argument, c'est un comble mais ça peut faire mal", s'inquiète une élue proche de Bertrand Delanoë. Dans son entourage, on n'est d'autant plus agacé par cette affaire que le maire de la ville avait demandé il y a longtemps aux élus socialistes concernés de quitter ces appartements, ce qui n'a pas été fait. Il faut dire que ces élus d'arrondissements sont parfaitement dans la légalité, comme l'a affirmé Françoise de Panafieu mais elle ajoute : ""Comme ce n'est pas accepté par la population, il faut savoir s'adapter".
"Aucune élection n'est facile"
Interrogée sur le logement de Michèle Blumenthal, l'équipe de campagne de Bertrand Delanoë a fait valoir qu'elle habitait un appartement de l'OPAC (office HLM de Paris) à loyer libre. Pour désamorcer la polémique, la candidate dans le XIIe a même décidé d'inviter la presse vendredi après-midi à visiter son domicile, un "faux quatre-pièces" de 70 m2 loué 900 euros par mois. "Ma retraite de prof sera de 1700 euros par mois et je ne serai pas maire à vie", s'est-elle justifié dans Le Parisien, indiquant qu'elle n'avait pas l'intention de partir.
Plus globalement, Bertrand Delanoë a souligné vendredi matin n'avoir attribué "aucun logement à des élus" depuis son accession à la mairie de Paris en 2001. "Il y a plus de 220.000 logements à Paris qui sont gérés par la mairie de Paris. Je suis le premier maire de Paris qui a établi la transparence totale. Depuis que je suis maire, je n'ai attribué aucun logement à des élus", a déclaré le maire. Comme on lui demandait si des élus logés légalement par la ville devaient quitter leur logement, il a répondu : "non, si" leur présence dans les lieux correspond à "leurs conditions de ressources". "J'espère que peuvent être candidats aux municipales, des hommes et des femmes de toutes conditions sociales", a-t-il dit.
Bertrand Delanoë n'a pas souhaite vendredi matin envenimer la polémique, sachant bien que son équipe a tout à perdre dans cette affaire. "On aura beau faire visiter tous les logements du parc locatif, aussi modestes soient-ils, l'opinion est à cran sur le logement et cette question peut nous faire perdre des électeurs, prévient une proche de Bertrand Delanoë pour qui "aucune élection n'est facile".
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