Premier Conseil des ministres, le 18 mai 2007 © TF1-LCIFrançois Fillon et les membres de son gouvernement ont exprimé, jeudi, leurs vœux au président de la République. Sans doute plusieurs ministres ont-ils secrètement formulé celui de ne pas quitter trop vite le gouvernement cette année. Les propos de Nicolas Sarkozy, rapportés par le porte-parole du gouvernement, ne suffiront sans soute pas à la rasséréner totalement. "Le président a renouvelé sa confiance à l'ensemble du gouvernement", a insisté Laurent Wauquiez à l'issue du premier conseil des ministres de l'année.
Pour évaluer leurs équipes, Nicolas Sarkozy et son Premier ministre disposent désormais d'un nouvel outil : une grille permettant d'évaluer si les objectifs annoncés ont été atteints. François Fillon recevra individuellement chacun des quinze ministres et le Haut-commissaire aux solidarités pour commenter ce bulletin. Un cabinet en stratégie a été appelé à la rescousse pour établir la liste des 450 indicateurs. Ces critères, propres à chaque ministre, sont chiffrés, quantifiables. Ainsi, à la Culture, Christine Albanel sera-t-elle notée sur l'évolution du piratage ou la fréquentation des musées rendus gratuits, selon le quotidien Le Monde.
"La seule parole qui compte"
Pour Xavier Darcos, à l'Education, les heures supplémentaires des enseignants seront passées à la loupe, selon le journal. Et chez Valérie Pécresse, à l'Enseignement supérieur, le taux d'abandon en première année de licence sera scruté de près. Le dispositif devrait également concerner les secrétaires d'Etat puisque Laurent Wauquiez a indiqué jeudi que "la pédagogie de l'action gouvernementale" est évaluée par sondage afin de s'assurer que la politique de Nicolas Sarkozy est bien comprise des Français.
Et quelle serait la sanction en cas de mauvaises notes ? "Les ministres devront rendre compte de leur inefficacité", a expliqué Laurent Wauquiez. En quittant la classe ? Un bon - ou un mauvais - bulletin ne sera pas nécessairement décisif à l'heure d'un remaniement. Pour la douzaine de ministres et secrétaires d'Etat engagés dans la bataille des municipales, le résultat des urnes pourrait peser davantage. Ou d'autres considérations. Car, le porte-parole du gouvernement l'a rappelé, "en matière de remaniement, la seule parole qui compte est celle du président".
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