Le siège du FN © TF1| Jean-Marie Le Pen sur LCI |
Dès fin août, il avait fallu faire le constat, cruel au FN : les caisses étaient vides. Le FN était sorti laminé financièrement des dernières élections. En octobre, alors qu'on évaluait déjà la dette de campagne cumulée à 8 millions d'euros, Le Parisien avait, le premier, évoqué la possible mise en vente du "Paquebot", le siège du parti à Saint-Cloud. Embarras dans les rangs frontistes, où personne ne se résignait à dire tout haut ce que beaucoup murmuraient tout bas, et où Jean-Marie Le Pen avait tenté publiquement d'écarter cette solution extrême.
Mais le trou dans les caisses demeure. Malgré une cure drastique d'austérité, malgré la quête fébrile des économies, il ne s'est pas comblé en ce début 2008. Lundi encore, Marine Le Pen, vice-présidente exécutive du FN, reconnaissait que la dette du parti se situait "entre 8 et 9 millions" d'euros. Et l'idée a fait son chemin. Des agences ont déjà été contactées, des visites effectuées, et après sa fille qui s'était déjà dite partisane de la "realpolitik", et reconnaissait avant novembre : "S'il faut en arriver là, nous vendrons le Paquebot et ce ne sera pas la fin du FN" , Jean-Marie Le Pen lui-même s'est rallié à cette solution.
Le président du FN a ainsi annoncé jeudi sur LCI que le Front national mettait en vente son siège des Hauts-de-Seine pour faire face à ses difficultés financières. "Nous nous sommes résignés à vendre notre siège parce que nous voulons honorer les dettes que nous avons faites", a expliqué le leader frontiste. "Par conséquent, nous sommes obligés de taper en quelque sorte dans nos réserves et le siège national, c'était notre garantie de réserve financière". La cession de ce bâtiment de plus de 5000 mètres carrés, sous-utilisé depuis la scission de la fin 1998, pourrait rapporter une quinzaine de millions d'euros, selon des estimations internes.
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