Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le 22 septembre 2006 © TF1-LCI| Pour Royal, en votant contre l'UMP, on vote contre Sarkozy |
Ségolène Royal a une nouvelle fois durement critiqué le comportement du chef de l'Etat se moquant d'un Nicolas Sarkozy qui se prend pour "Louis XIV", lundi matin sur Europe 1. "Nicolas Sarkozy a choisi de faire des évènements de la vie privée des évènements publics, comme Louis XIV : vous avez le petit matin du roi, le déjeuner du roi, le coucher du roi, les maîtresses du roi", a dénoncé l'ex-candidate à la présidentielle. C'est "un peu comme la monarchie où chaque évènement privé du roi était un évènement politique", a-t-elle poursuivi.
"La presse étrangère est extrêmement sévère" sur ce comportement. "Elle se demande même si Nicolas Sarkozy a la carrure", a affirmé Ségolène Royal. Revenant sur son choix de l'adjectif "exhibitionniste", employé samedi à propos du président de la République, Ségolène Royal en a lu la définition dans le dictionnaire. "Exhiber : se montrer en public de manière ostentatoire, provocante, s'afficher. Est-ce que c'est cela que nous avons sous les yeux ? Oui", a-t-elle dit.
"Qu'on remette le pays sur les rails"
"On a un pouvoir désinvolte, il faut mettre fin à cette désinvolture", a-t-elle insisté. Selon la présidente de la région Poitou-Charente, "il faut aujourd'hui" que le président de la République "redise la vérité, qu'il recadre un peu tout cela, que la France récupère la dignité de la fonction présidentielle, qu'on remette le pays sur les rails et qu'on fasse des réformes sérieuses, durables et justes".
Si de telles réformes sont mises en oeuvre "je serai la première à les soutenir", a-t-elle assuré, indiquant qu'elle attendait "en particulier beaucoup du plan sur les banlieues" de Fadela Amara. "J'espère pour elle que l'Etat, le gouvernement va lui donner les moyens de faire un vrai plan pour les banlieues en appui sur les maires", a-t-elle dit.
| Pour elle, voter contre l'UMP c'est voter contre Sarkozy |
Ségolène Royal a de nouveau par ailleurs insisté sur la portée nationale des élections municipales et invité les électeurs à voter contre les candidats de l'UMP lors du scrutin des 9 et 16 mars. Notant que le président Nicolas Sarkozy fait lui-même de ces élections qui interviendront moins d'un an après son arrivée au pouvoir un test national, la dirigeante socialiste a accepté la portée de la consultation. "Si l'on pense que les promesses" de Nicolas Sarkozy, en particulier celle d'être "le président du pouvoir d'achat" n'ont pas été tenues "alors il ne faut pas voter pour les candidats UMP", a-t-elle dit sur Europe 1. |
Retour MYTF1

Chargement en cours...





