François Fillon en Guadeloupe le 4 janvier 2008 © TF1/LCIRéactions perplexes, interprétations diverses et variées... L'énigmatique remède de "politique de civilisation" proposé par Nicolas Sarkozy aux Français, lors de ses vœux (lire notre article) et emprunté au sociologue Edgar Morin, était resté sans décryptage jusqu'à samedi. François Fillon a expliqué, en marge de sa visite en Martinique, que la notion de "politique de civilisation" avancée par Nicolas Sarkozy désignait des réformes "fondamentales" visant à "changer les comportements".
"En 2007, on a fait des réformes urgentes, une sorte de préparation de terrain. En 2008 on rentre dans des réformes qui sont beaucoup plus fondamentales, qui visent à changer les comportements, et qu'on peut qualifier de réformes de civilisation", a-t-il poursuivi. "J'ai dit moi-même dans mes voeux au président de la République qu'au fond la politique de civilisation, c'était la question éternelle de la condition humaine", a-t-il ajouté. "Il ne faut pas que la politique, ce soit seulement des réponses techniques à des problèmes immédiats", a assuré François Fillon. "La politique, ce doit être des réponses de fond, des réformes structurelles, des réformes culturelles (...). C'est ce que le président de la République a voulu dire".
"Avec 2008, une deuxième étape s'ouvre", a affirmé le chef de l'Etat lors de ses vœux le 31 décembre. Celle "d'une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation". En un mot : "nous avons besoin d'une politique de civilisation". Qui soit désormais plus proches des "causes réelles de nos maux" et qui laisse la place non plus aux "discours" mais aux "résultats", avait-il dit, en souhaitant que la France soit "l'âme de la renaissance" du "vieux monde".
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