Sarkozy à Bruxelles le 14 décembre à Bruxelles © DRDu jamais vu. Le président de la République se rendra samedi matin au conseil national de son parti pour lancer lui-même la campagne des municipales Il en fait donc pleinement un test politique à valeur national, notamment quant au gain ou perte des villes de plus de 30 000 habitants. "Nous sommes prêts à défendre notre bilan", affirme Yves Jego, porte-parole de l'UMP. A un moment où la cote de confiance du président recule et le moral des ménages est en berne, l'UMP ne veut pas laisser au seul Parti socialiste l'occasion de "porter" le débat à l'échelle nationale.
C'est donc sur ce terrain que Nicolas Sarkozy et ses amis veulent défier l'adversaire, et prendre au mot François Hollande qui lançait aux militants, cet été à La Rochelle: "Sarkozy sera candidat dans toutes les mairies de France !" Faire de ce scrutin un "enjeu national" c'est "en faire un soutien à Nicolas Sarkozy", selon Patrick Devedjian. "C'est pourquoi nous demandons au président de la République de s'impliquer dans les meetings", et au gouvernement de "prendre, lui aussi le taureau par les cornes".
"Je m'engagerai" pour "mobiliser notre électorat", le Premier ministre "s'engagera", "comme les ministres", a répondu le président lors de sa première conférence de presse élyséenne, le 8 janvier. Les élections "sont toujours des rendez-vous complexes", a-t-il averti, songeant sans doute à la déroute des régionales de 2004, où le choix avait été de privilégier les enjeux locaux. Motivée aussi par le souvenir de la démobilisation de son électorat au 2ème tour des législatives de 2007, l'UMP "assume" ce pari national pour servir un objectif ambitieux : "gagner plus de villes qu'en perdre". Mais pour le gagner, il faudra aussi prendre en compte les considérations locales, privilégiées par une large majorité de Français (65%). "On ne gomme pas les enjeux locaux, mais personne ne peut nier qu'au soir de l'élection, le gagnant expliquera que c'était un test national", assure Yves Jego.
Un travailliste devant l'UMP, une première
Autre temps fort de ce conseil national, la venue en guest star de Tony Blair. Presqu'un an jour pour jour après son investiture comme candidat à la présidentielle Porte de Versailles, Nicolas Sarkozy y reviendra pour clôturer un débat sur l'Europe avec le témoignage de son ami travailliste. "C'est en effet la première fois qu'un responsable travailliste, ancien Premier ministre de surcroît, viendra s'exprimer devant les instances d'un parti de droite et du centre", fait remarquer Jean-Pierre Raffarin.
Le dossier irakien mis à part, France et Grande-Bretagne partagent "la même analyse sur les dangers du monde et la nécessité de trouver des réponses appropriées tant au niveau européen que dans le cadre de notre Alliance atlantique", estime le vice-prédident de l'UMP. "Favorable à la monnaie unique, Tony Blair a négocié le traité sur la Constitution européenne tandis que son successeur Gordon Brown a été un acteur essentiel de l'adoption du traité simplifié voulu par Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




