© AFP/Fred Tanneau"On a un président désinvolte, un président qui improvise, un président exhibitionniste", a déclaré Ségolène Royal, samedi matin à Saint-Brieux pour son premier déplacement pour les municipales de mars. L'ex-candidate socialiste à l'Elysée était venue soutenir la députée PS Danielle Bousquet, qui tentera aux élections municipales de reprendre la mairie perdue par la gauche en 2001. "A la désinvolture, j'oppose le respect, la République du respect", a poursuivi Ségolène Royal.
"Je suis ici dans la France des territoires, la France sérieuse, la France authentique, qui attend que les problèmes soient réglés. C'est aussi une forme de pudeur", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. Selon elle, "la France a besoin d'élus de terrain qui savent la réalité des choses". "Nous avons un président de la République qui vit comme un milliardaire, il n'a plus du tout conscience de ce que nous attendons", a-t-elle repris.
"Un enjeu national"
Faisant allusion à des propos de Nicolas Sarkozy durant sa conférence de presse de mardi, Ségolène Royal a fait observer que "Nicolas Sarkozy a fait un bilan assez féroce de lui-même puisqu'il a dit que les caisses étaient vides". "Ca fait cinq ans qu'il est au pouvoir, il a de lui-même vidé les caisses. Aujourd'hui l'enjeu, c'est qu'un euro dépensé soit un euro utile", a-t-elle ajouté. La dirigeante socialiste a présenté son "engagement" dans la bataille municipale comme "une forme de défense d'une politique morale, sérieuse, respecteuse, qui est le contraire de ce que fait Nicolas Sarkozy".
Selon l'ex-candidate à la présidentielle, "l'enjeu des municipales est un enjeu national, qui permet de montrer une gauche volontaire, une gauche présente, une gauche offensive, une gauche imaginative, et qui s'appuie sur les territoires pour défendre la vie des gens au quotidien".
(D'après agence)
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