François Hollande au deuxième Forum de la rénovation, sur le thème "les socialistes et le marché" (15 décembre 2007) © TF1/LCI- "Quand on n'a pas de chiffres, on produit des mots" (François Hollande, PS)
"Pendant près de deux heures, Nicolas Sarkozy a tenté de créer l'illusion du mouvement. Il n'aura en fait répété que les fragments de sa politique depuis son élection. Il a disserté philosophie et civilisation pour éviter de répondre aux questions essentielles où il était attendu : celles de la croissance, du pouvoir d'achat, de la vie chère, des salaires et de l'emploi. En fait, son long propos a eu au moins un mérite : celui de révéler l'absence de résultat depuis 8 mois, le défaut de propositions immédiates pour la vie de nos concitoyens. Les Français sauront que, pour 2008, la fumeuse "politique de civilisation" va se réduire à la banale continuité de leur vie d'aujourd'hui. Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots. Nicolas Sarkozy les a multipliés".
- "Le temps des illusions se termine" (Ségolène Royal, PS)
"L'on peut dire que le temps des illusions se termine et que celui de l'inquiétude commence. C'est la désillusion qui fait place à l'angoisse et à la peur du lendemain, puisque nous attendions des réponses aux questions de la vie chère, des salaires, des petites retraites, au droit d'accès à la santé, au logement. Le peuple français attend maintenant que, rapidement, le président de la République passe des discours aux actes".
- Un "long discours creux" (Razzy Hammadi, PS)
"Ayant déjà dépensé 15 milliards d'euros avec le vote de son paquet fiscal, le Président de la République est venu les mains vides. Rien pour les salaires, rien sur le dérapage des prix, rien sur la croissance, rien sur l'emploi, rien sur les inégalités. Cet exercice démontre que le président de la République et sa majorité tentent maladroitement de gagner du temps pour mettre en place, dès les élections municipales, un vaste plan de rigueur au détriment du pouvoir d'achat des Français, comme en attestent ses propos forts flous sur la TVA sociale".
- José Bové "prudent" et "circonspect"
"Je reste prudent quant à la suite. La clause de sauvegarde était un engagement et d'une certaine manière le président de la République le confirme puisqu'il a parlé du respect des engagements du Grenelle. La question de fond qu'on a posé, c'est la question de la parole donnée et qui doit être respectée. Je suis très circonspect. Le fait que le président de la République lui-même évoque la question de la clause de sauvegarde, montre que cette question qui motive notre grève de la faim est une question importante puisque c'était un engagement du Grenelle".
- Une vision "ultra-réactionnaire et destructrice" (Marie-George Buffet, PCF)
"Il est tout simplement faux d'expliquer que l'on peut faire mieux avec moins, les services publics ont besoin d'investissement humain et financier pour répondre aux besoins". Le président "explique tout, y compris l'injustifiable. La croissance n'est plus absente, mais mal mesurée. Le pouvoir d'achat n'est plus un problème car la qualité remplace la quantité". Les Français qui "attendaient des réponses" sur le pouvoir d'achat "ne peuvent que ressentir colère et déception".
- "Le divorce avec la population continue" (Olivier Besancenot, LCR)
Nicolas Sarkozy a "gorgé de mots son auditoire" mais "rien sur le pouvoir d'achat alors que c'est la préoccupation numéro 1 de la population". "Vous parlez à chaque instant de civilisation, mais votre gouvernement est une machine à remonter le temps, qui revient sur les acquis sociaux arrachés par les luttes de nos anciens, la protection sociale à la Libération, et même le droit de travail il y a plus de 130 ans". Une "majorité du peuple peut se mettre en colère contre un président élu". En mai 68, "le patronat et l'Etat avait dû céder une augmentation générale des salaires de plus de 30%".
- Un discours "très loin des préoccupations" des Français (Marielle de Sarnez, MoDem)
"C'était un discours-catalogue très loin des préoccupations des gens, très décalé. Nicolas Sarkozy avait promis pendant la campagne d'être le président du pouvoir d'achat, là il ne répond pas sur le pouvoir d'achat. Il nous explique qu'il n'y a pas de croissance, donc on va changer les indicateurs de croissance. Ce n'est pas en changeant les indicateurs qu'on va créer de la croissance". Quant au concept de "politique de civilisation", "c'est d'abord avoir une éthique dans la vie publique qui passe par le respect de ses engagements".
- "Replacer l'homme au coeur des préoccupations" (François Sauvadet, Nouveau centre)
"Il a réaffirmé son ambition pour la France et montré la volonté qui était la sienne de jouer un rôle renouvelé, une politique de civilisation. Je crois qu'il a eu raison de replacer l'homme au coeur des préoccupations. Il a repris un certain nombre de thèmes auxquels nous sommes attachés et qui ont constitué le sens de notre engagement aux côtés du président de la République dans la majorité présidentielle. Cela dit nous devons aussi avoir, si nous voulons jouer un rôle majeur sur la scène européenne, une attitude exemplaire notamment en matière de finances publiques".
- Un "esprit très ambitieux, très courageux" (Jean-François Copé, UMP)
"On a un président de la République qui nous a vraiment bien tracé les perspectives de travail pour l'année qui vient, 2008. On voit bien à la fois l'esprit très ambitieux, très courageux qui est celui que propose le président de la République et en même temps comment celà se décline sur un certain nombre de grandes mesures. Tous les députés de l'UMP, on est à fond dans cette démarche et on adhère totalement à la démarche qui est proposée par le président parce qu'elle correspond exactement à l'esprit avec lequel nous avons fait campagne auprès des Français".
- "Une bonne nouvelle pour le pays" (Frédéric Lefebvre, UMP)
"Le président de la République a montré une France qui ne veut pas baisser les bras et qui entend prendre à bras-le-corps les difficultés du pays, tenir tous les engagements qui ont été pris pendant l'élection présidentielle. 2007 a été l'année des mesures d'urgences, 2008 s'annonce comme l'année des réformes strcturelles. C'est une bonne nouvelle pour le pays et l'UMP entend être à la pointe des changements en profondeur que le président de la République a dessiné".
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