Sarkozy veut concilier laïcité et respect des croyances

le 17 janvier 2008 à 20h55 , mis à jour le 18 janvier 2008 à 12h35

Il a réaffirmé jeudi soir, lors de ses voeux aux autorités religieuses, son attachement à la laïcité qui n'est pas "un combat contre les religions".

Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux autorités religieuses (17 janvier 2008)Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux autorités religieuses (17 janvier 2008) © TF1/LCI

Recevant les autorités religieuses pour la cérémonie des voeux, Nicolas Sarkozy, jeudi soir, "a réaffirmé son attachement au principe de la laïcité", un "principe de respect de toutes les croyances et non un combat contre les religions", a rapporté le porte-parole de l'Elysée. Il s'exprimait à l'issue de l'entretien accordé par le chef de l'Etat aux responsables des six principales religions pratiquées en France : catholiques, musulmans, protestants, bouddhistes, juifs, orthodoxes.

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"Si les circonstances historiques de la séparation de l'Eglise et de l'Etat furent douloureuses parce qu'il s'agissait de rompre des liens multiséculaires, nul ne doit plus avoir de raison aujourd'hui de se sentir blessé par la laïcité", a ajouté David Martinon dans une déclaration lue à la presse. "La reconnaissance du sentiment religieux comme une expression de la liberté de conscience et la reconnaissance du fait religieux comme un fait de civilisation font partie, au même titre que la reconnaissance de l'héritage des Lumières, de notre pacte républicain et de notre identité", a-t-il poursuivi.

Diversité, tolérance, compréhension et respect

"Dans la République apaisée et fraternelle que souhaitent les Français, tous ceux qui ont des convictions philosophiques, morales et religieuses devraient avoir à coeur de faire preuve de respect pour les convictions qu'ils ne partagent pas", a ajouté David Martinon. "Ces valeurs de diversité, de tolérance, de compréhension et de respect inspireront le président de la République dans l'accomplissement de sa mission. Elles sont au coeur de la politique de civilisation qu'il souhaite pour la France", a-t-il conclu.

A leur sortie, les six responsables religieux conviés à cette cérémonie de voeux ont brièvement fait part de leurs commentaires devant les journalistes. Selon le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ils ont parlé "de la possibilité que les religions puissent avoir une existence normale dans notre société". Ce n'est pas vraiment une nouveauté "mais ce qui était intéressant c'est que ce soit le président de la Republique qui le dise". Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, a souligné que Nicolas Sarkozy est "un homme du XXIè siècle, étranger aux querelles entre les deux France", qui existaient au moment des débats sur la laïcité. Pour lui, ce débat, c'est "beaucoup de bruit pour rien".

Le recteur Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman, le Grand rabbin de France Joseph Sitruk, le Métropolite grec orthodoxe Adamakis Emmanuel et M. Olivier Wan Gehn, président de l'Union bouddhiste de France, ont insisté eux aussi sur l'importance de la liberté de culte et de la reconnaissance du fait religieux comme partie intégrante de la société.

D'après agence

le 17 janvier 2008 à 20:55
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