Tony Blair et Nicolas Sarkozy au Conseil national de l'UMP © TF1/LCI Comme chaque année, jury du Prix "Press club, humour et politique", composé d'humoristes et de journalistes, fait une sélection de bons mots, volontaires ou pas, de nos politiques. Florilège délicieux.
Plus d'infosEt voici la 3e sélection du prix de l'humour politique 2010

Tony Blair, vedette du jour au Conseil national de l'UMP
"Aux Etats-Unis, je serais démocrate. Au Royaume Uni, je suis travailliste. En France, je serais... probablement au gouvernement !". Rires et applaudissements des 2.000 à 3.000 participants. Des petites phrases à l'humour très british, ponctuées de piques politiques, le tout dans un français parfait : Tony Blair, invité aux côtés de Nicolas Sarkozy au Conseil national de l'UMP samedi à Paris, fut sans conteste la vedette du jour. Mais trêve de plaisanterie : "Non je plaisante, je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à coeur de le transformer", reprend l'ex-Premier ministre britannique.
Mais la phrase n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd : le président français a aussitôt répondu que Tony Blair "est intelligent, il est courageux, c'est un ami, il a modernisé un pays ami comme le Royaume-Uni, il est fidèle. Alors bien sûr il est socialiste, mais un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement français (...) Je veux que l'ouverture soit la marque de fabrique de la droite française".
Sarkozy "énergétique"
L'homme du New Labour (parti travailliste rénové) s'exprimait pour la première fois devant les instances dirigeantes d'un parti, en l'occurrence l'UMP, le parti de son "ami Nicolas" (Sarkozy) qu'il fut le premier à féliciter après son élection en mai dernier. Un ami qu'il a qualifié d'"énergétique dans tous les domaines", en évoquant une conversation avec un "autre leader dont je tairai le nom". Alors que ce leader demandait à Tony Blair "Sarkozy, il est très tonique, non?", le Britannique dit avoir répondu : "Non, je ne l'avais pas remarqué..." Rires encore dans la salle. Plus sérieusement, "l'énergie, la volonté de procéder aux changements nécessaires pour survivre dans un monde de changement est la clé", a-t-il conclu.
Tony Blair a aussi évoqué, sur un ton plus conventionnel, "l'ordre du jour d'une nouvelle gouvernance" : "Education, et non pas réglementation", "Etat-providence actif et non passif", "équilibre travail/vie privée, nouvelle frontière de l'Etat-providence", et "syndicats partenaires du changement et non de la résistance".
Ségolène Royal a estimé samedi sur France 2 que la présence de Tony Blair au Conseil national de l'UMP devait "nous pousser en avant, nous socialistes, pour être une force d'attractivité". "Je pense que les socialistes français doivent inventer leur propre modernisation par rapport à l'époque qui est la nôtre et par rapport aux années qui viennent", a-t-elle déclaré.
| L'UMP lance sa campagne pour les municipales |
Lors de ce Conseil national de l'UMP, la majorité a lancé sa campagne pour les municipales. Ce scrutin sera "un premier test pour la majorité" et pour "son action", a assuré le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. "Ce n'est pas parce que les enjeux sont locaux qu'il n'existe pas une réalité nationale", a pour sa part jugé le Premier ministre, François Fillon. Cette "nationalisation" du scrutin divise les rangs de la majorité. Jean-Pierre Raffarin a ainsi mis en garde vendredi contre une "politique locale" qui "ne soit pas systématiquement un enjeu national". "Sinon on mobilise surtout le camp adverse", a-t-il jugé. |
Retour MYTF1
Et voici la 3e sélection du prix de l'humour politique 2010
Chargement en cours...




